Dix ans après sa disparition, le génie littéraire de Garcia Marquez perdure en Amérique latine

Jeudi 18 Avril 2024

Il y a dix ans, jour pour jour, mourrait à Mexico le Prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez, dont l'immense legs littéraire continue de dominer la culture sud-américaine et d’influencer les nouvelles générations d’écrivains.

Pour les passionnés de son style narratif, Marquez est sans doute le "patriarche" de la littérature hispanique et le maître absolu du "réalisme magique" dans la littérature universelle.

Décédé le 17 avril 2014 à l'âge de 87 ans, Marquez avait commencé à manier le verbe et à faire clore sa passion pour la magie des mots dans le monde du journalisme qu'il considérait comme "le plus beau métier au monde".
Auteur prolifique d'une œuvre littéraire monumentale, les initiés comme les néophytes s’accordent à dire que son roman intitulé "Cent ans de solitude" a été son œuvre maîtresse qui l’a consacré comme le monstre littéraire qu’il est devenu en 1982, année de son couronnement Prix Nobel de littérature.

Dans cette œuvre traduite à une cinquantaine de langues, Marquez avait donné libre court à son imagination et à sa capacité narrative qui fera le régal de ses lecteurs dans toutes les langues.

Considéré comme l’un des Colombiens les plus universels, Marquez aura marqué pour longtemps la littérature latino-américaine grâce à son long séjour à Mexico jusqu’à sa mort, sa grande proximité avec l’autre grand romancier hispanique Carlos Fuentes et ses fréquentations des principaux leaders politiques des années 60, 70 et 80 en Amérique Latine.

Né dans une petite localité du nord de la Colombie, «Gabo» Garcia Marquez était prédestiné à devenir avocat, mais après un bref passage par la faculté de droit de Bogota, il a vite trouvé son chemin : le journalisme dans lequel il allait forger son style et sa prose.

"Gabo" a publié son premier article en 1947 dans le quotidien «El Espectador» et deviendra chroniqueur pour le compte de «El Universal de Cartagena».
Lecteur insatiable, Marquez dévorait des centaines d’œuvres littéraires, les classiques et celles de la nouvelle vague : Albert Camus, William Faulkner ou Virginia Woolf n’avaient plus aucun secret pour lui.

Pendant les années 50 et 60, il aligna coup sur coup des romans devenus célèbres plus tard : L'amour au temps du choléra, Chronique d'une mort annoncée, L'automne du patriarche ...
C’est en 1967 que le futur Nobel de littérature allait être au faîte de sa créativité avec la première édition de son chef-d’œuvre « Cent ans de solitude », dont plus de 50 millions d'exemplaires seront vendus.

Son imagination débordante et son style incisif resteront pour longtemps un cas unique dans la littérature hispanique. Dix ans après sa mort, « Gabo » continue de susciter l’admiration de ses lecteurs et la déférence de ceux qui espèrent un jour marcher sur ses pas.

Libé

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