
Au terme de 34 jours de campagne électorale, les citoyens du Québec se sont exprimés, mardi, et ont choisi de porter à la tête de la province canadienne francophone le Parti québécois (PQ, indépendantiste) de Pauline Marois. Cette dernière devra former le prochain gouvernement et devenir la première femme à accéder au poste de Premier ministre du Québec, comme annoncé par des chaînes de télévisions locales.
Les résultats préliminaires donnent 57 sièges au Parti québécois, 46 au Parti libéral du Québec (PLQ, fédéraliste) du Premier ministre sortant Jean Charest, 20 à la Coalition Avenir Québec (CAQ, centre-droit) de François Legault et deux à Québec Solidaire.
Les résultats définitifs devaient être connus en fin de soirée. Pour obtenir un gouvernement majoritaire, l’un des partis en lice devra récolter au moins 63 sièges.

Le Mali a officiellement demandé à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’intervenir militairement pour aider à libérer le nord du pays, occupé depuis avril par des islamistes, a déclaré mardi le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon.
Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui préside la Cédéao, «nous a informés que le président Dioncounda (Traoré) a formellement adressé une requête à la Cédéao pour apporter une contribution militaire pour la stabilisation du pays et surtout à la reconquête du Nord», a déclaré Jean Felix-Paganon à des journalistes, au Burkina Faso voisin. «C’est un développement important dont nous avons examiné les développements possibles avec le président (du Burkina Faso Blaise) Compaoré», a-t-il ajouté.

Berne et Athènes négocient un accord fiscal, baptisé «Rubik». La Grèce percevra une rente sur les capitaux dissimulés, mais les fraudeurs conserveront l’anonymat. Michael Ambühl, secrétaire d’Etat suisse chargé des questions financières et fiscales internationales, a reçu lundi à Berne George Mavraganis, vice-ministre grec des finances. Au programme, la signature avant la fin du mois de septembre d’un accord fiscal entre les deux pays. Seuls les changements politiques survenus en Grèce ont empêché que l’accord Rubik soit conclu avant.
De quoi s’agit-il? Afin d’éviter d’abandonner son secret bancaire, la Suisse propose à ses partenaires de percevoir une rente sur les capitaux dissimulés dans les coffres des banques helvétiques. Un exemple : si un citoyen grec a placé 3 millions d’euros non déclarés à Genève et si cela lui rapporte 5% par an, soit 150 000 euros, la banque suisse prélèvera 25% à 30% (soit 37 500 à 45 000 euros) de ce profit, et le reversera à la Grèce.