Libération







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

“Diane” ou la méditation profonde sur le temps qui coule




“Diane” ou la méditation profonde sur le temps qui coule
Le long métrage américain "Diane" a été projeté, dimanche, dans le cadre de la compétition officielle de la 17ème édition du Festival international du film de Marrakech, avec un regard très subtil du réalisateur Kent Jones qui emporte le spectateur dans une véritable méditation profonde sur le temps qui coule.
Cette pellicule de 95 minutes, qui met en vedette Mary Kay Place, Jack Lacy, Deirdre O'Connell et Andrea Martin, relate la vie de Diane, une veuve septuagénaire, installée dans l’ouest du Massachusetts, et remplissant ses journées en circulant en voiture d’un endroit à l’autre pour s’occuper des autres et passer toujours après eux. Diane, c’est aussi un regard sur la vie d’une femme dévouée qui essaie d’être forte autant pour elle que pour les autres.
Elle donne beaucoup de son temps et de son énergie pour servir toujours les autres : cousins, amis, oncles et tantes bien aimés, personnes sans abri…Elle rend visite à sa cousine atteinte d’un cancer en phase terminale, sert des soupers aux pauvres à l’église, entre autres. Même si les circonstances sont particulièrement défavorables et éprouvantes, Diane essaie de rester égale à elle-même : elle veille à s'occuper de manière touchante de tous les gens de sa communauté, à travers des petits, mais de véritables gestes de gentillesse, tout en tentant de sauver, son fardeau le plus précieux, son fils Brian, constamment en cure de désintoxication et refusant d’ouvrir les yeux sur son addiction.
Dans l'existence dévouée de Diane plane l'ombre de la culpabilité d'un vieux péché. La solitude lui ouvre de nouvelles formes de perception et d'existence où passé et présent s'entrechoquent, où les gens vont et viennent. Voyant sa vie disparaître sous ses yeux, Diane est confrontée à la possibilité du pardon. Alors que sa génération disparaît et qu'elle est de plus en plus seule, sa vie familière s'évanouissant sous ses yeux, "Diane" vient livrer au public cinéphile une méditation profonde sur le temps qui passe.
Né le 12 juin 1964, Kent Jones est un cinéaste, écrivain et programmateur de festivals de renommée internationale. Depuis 2013, il est directeur du Festival du Film de New York. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont "Physical Evidence" (2009). Son dernier documentaire est "Hitchcock /Truffaut" (2015). "Diane" (2018) est son premier film de fiction.

Mardi 4 Décembre 2018

Lu 314 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif