Libération






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Détermination continue du Groupe socialiste dans l’ accomplissement de sa mission de contrôle


Rachid Meftah
Jeudi 29 Septembre 2022

Recueillant constamment les doléances des citoyens et observant scrupuleusement le quotidien de la population, particulièrement les catégories socialement vulnérables, le Groupe socialiste à la Chambre des représentants continue d’assurer ses missions de contrôle et d’évaluation de l’action des pouvoirs publics dans le cadre d’une opposition toujours vigilante, critique, responsable et constructive. C’est dans ce contexte que la députée Aïcha El Gorji, membre dudit groupe parlementaire, a adressé au ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et du Sport une question orale soulevant la hausse des frais de scolarité dans de nombreux établissements privés en ce début de campagne scolaire. La députée ittihadie a souligné que l’ouverture de la nouvelle année scolaire a été marquée par l’augmentation conjoncturellement injustifiée des taxes et frais de scolarité, particulièrement dans les établissements privés, impactant lourdement l’effort financier consenti par les ménages marocains, notamment de la classe moyenne, pour l’avenir de leur progéniture. En effet, leur pouvoir d’achat, a noté Aïcha El Gorji, s’en ressent davantage d’autant que la spirale des hausses récurrentes des prix des matières de première nécessité et des carburants ne cesse d’anéantir tout espoir d’épanouissement de leurs enfants. A cet effet, la parlementaire socialiste a interpellé le responsable gouvernemental au sujet précisément du rôle de contrôle supposé être opérationnel quant aux pratiques de ces établissements privés mais aussi sur les dispositions préconisées par son département pour la préservation du pouvoir d’achat des parents des élèves en question. Pour sa part, le député ittihadi Hamid Eddarrak, a adressé au chef du gouvernement une question orale se rapportant à l’opportunité cruciale de prolonger l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires ayant été enrôlés dans le cadre du procédé de recrutement direct adopté en 2011. A cet égard, le parlementaire, membre du Groupe socialiste, a rappelé que dans le cadre de l’opération de recrutement direct des titulaires de diplômes supérieurs, lancée par le gouvernement d’Abbas El Fassi, il a été procédé exceptionnellement au recrutement direct d’un certain nombre de docteurs en vertu d’une correspondance émise par le Premier ministre sous le numéro 778 datée du 4 avril 2011. Or, la majorité de ces fonctionnaires étaient âgés de 48 à 49 ans. Ils ont alors été déclarés adhérer au système du RCAR qui dispose qu’ils devaient partir à la retraite à l’âge de la soixantaine, bien qu’on leur ait promis qu’ils allaient bénéficier du même traitement réservé aux professeurs chercheurs des universités qui ne sont mis, eux, à la retraite qu’à l’âge de 65 ans. Cependant, cette promesse, entre autres, n’a nullement été tenue au fil des gouvernements qui se sont succédé dès lors, d’autant plus qu’un certain nombre des intéressés devront partir en dépit de leurs dispositions sanitaires encore pleinement favorables et des difficultés financières qu’occasionnerait leur départ en matière de crédits à rembourser ou d’autres engagements financiers familiaux. Le député Eddarrak a ainsi, en tout état de cause, interpellé le chef du gouvernement, sur l’opportunité de prolonger l’âge de la retraite de cette catégorie de fonctionnaires à l’instar de l’ensemble des fonctionnaires de l’administration publique. De son côté, le député usfpéiste, Abdelkader Al Bousairi, a évoqué dans une question orale adressée au ministre de la Santé et de la Protection sociale la problématique de l’habilitation de l’exercice de la restauration des yeux et du statut juridique des restaurateurs des yeux au Maroc. Le parlementaire a indiqué que les accidents et les complications des maladies génétiques sont les causes directes de la perte des yeux et cela nécessite une intervention chirurgicale ou restauratrice ou encore les deux à la fois et requiert souvent la prestation délicate du restaurateur des yeux. Et d’ajouter que la restauration des yeux, étant une nécessité médicale, doit être classée parmi les prestations remboursables de la part des institutions de soins sanitaires au Maroc. Or, a-t-il développé, cette spécialité n’est pas réglementée du fait que la loi 45-13 relative aux professions de kinésithérapie, d’habilitation et de réhabilitation fonctionnelle, consacre ce vide juridique. Car, de fait, à l’entrée en vigueur de cette loi, explique-t-il, le restaurateur des yeux est considéré comme un pratiquant dans un cadre non juridique et encourt à cet effet des poursuites judiciaires. Abdelkader Al Bousairi, a, en conclusion, questionné le ministre sur les mesures d’urgence que pourrait prendre son département pour garantir la continuité des prestations de restauration des yeux et l’organisation et la réglementation de cette profession. Quant à la députée Latifa Cherif, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, elle a réitéré par une question orale circonstancielle adressée au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, son appel à améliorer les conditions par ailleurs «désastreuses des cités universitaires». Elle a souligné, à ce sujet, que les cités universitaires, à travers les différentes régions du pays, connaissent d’énormes dysfonctionnements, notamment au niveau des infrastructures et des équipements essentiels, en évoquant, à ce propos, l’événement dramatique survenu dernièrement à la cité universitaire de la ville d’Oujda (incendie NDLR) qui a mis à nu la situation catastrophique que vivent les étudiants résidents en « l’absence de conditions de sécurité et de vie digne ». Et d’ajouter qu’en dépit d’accords conclus lors de dialogues entre représentants syndicaux estudiantins et administrations des cités universitaires sur une supposée amélioration de la situation des constructions et locaux, la concrétisation de ces accords n’a jamais connu le jour. Et cela concerne pourtant « les besoins primordiaux tels que l’eau, l’électricité, les équipements d’extinction des feux ou ce qui a trait aux prestations sanitaires, aux soins d’urgence et aux médicaments » (…..). 


Lu 2820 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS