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Des universitaires marocains et chiliens explorent les méandres de l'interculturalité



Des universitaires marocains et chiliens explorent les méandres de l'interculturalité
Des universitaires marocains et chiliens ont analysé les moyens d’actionner les leviers de l’interculturalité pour rapprocher les communautés académiques au Maroc et au Chili.


A l’occasion d’un séminaire virtuel sur les «dialogues interculturels Sud-Sud», un échange de haut vol entre ces universitaires des deux bords a porté sur le Maroc dans l’imaginaire de poètes et d’écrivains chiliens et sur les représentations que se font les Marocains des sociétés latino-américaines en général.


A l’ouverture du séminaire, l’ambassadeur du Maroc au Chili, Mme Nezha El Ghali, a mis en avant l’importance de ces échanges entre les sphères académiques pour mieux appréhender le monde de demain.
 Elle a annoncé à cette occasion un séjour culturel de deux semaines d’un groupe d’étudiants chiliens au Maroc pour faire fructifier la connaissance mutuelle et la rapprochement entre les universités marocaines et chiliennes.


D’autres intervenants, notamment le président de l’Université Abdelmalek Essaadi, Bouchta El Moumni, et Eduardo Hebel Weiss, recteur de l’Université chilienne de la Frontera, ont convenu de mettre en réseau les intelligences universitaires, de part et d’autre, pour rapprocher deux pays séparés sur le plan géographique mais très proches et similaires sur les plans humain et culturel.


Outre les Universités Abdelmalek Essaadi et la Fronteta, ce séminaire est organisé par l’ambassade du Maroc à Santiago et le Centre Mohammed VI pour le dialogue des civilisations au Chili, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Il s’inscrit dans le cadre d’un cycle de conférences sous le thème «Perspectives culturelles et académiques entre le Maroc et le Chili».


Karima Hajji, professeur de littératures hispaniques à l’Université Abdelmalek Essaadi, a mis le curseur sur le thème de l’interculturalité sous la perspective de la traduction vers l’arabe d’œuvres écrites par de jeunes femmes chiliennes qui ont le même âge que ses propres étudiants, ce qui est un facteur de rapprochement générationnel de grande importance. Elle a jeté la lumière sur ces voix féminines chiliennes qui, par leur approche originale, ont marqué la manière avec laquelle la littérature chilienne est perçue par les jeunes étudiants marocains.

Mme Hajji s’est attardée sur deux modèles narratifs et romanesques développés par des écrivains chiliens dont la lecture, selon elle, a permis au lecteur marocain d’investir leur monde littéraire et leur imaginaire culturel.


José Manuel Rodriguez, professeur de littérature et communication à l’Université de la Frontera, a disséqué les traces du Maghreb dans la littérature chilienne à travers un ver d'une strophe célèbre de l'écrivain argentin Jorge Borges. L’auteur du «Purgatoire» avait décrit «cette couleur saphir douce d’Orient» qui résume l’image du Maghreb en général, et du Maroc en particulier, dans les illusions des écrivains latino-américains.

Abdellatif Ghailani, professeur de littérature à l’Université Abdelmalek Essaadi, a abordé les réalités culturelle, religieuse, économique et politique des pays d’Amérique Latine dans l’imaginaire des Marocains, précisant que cet imaginaire créé à partir d’éléments émis par les latino-américains eux-mêmes «nous permet de rivaliser, coopérer ou échanger à propos de faits palpables et concrets».

Libé
Dimanche 27 Juin 2021

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