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Des manifestants algériens placés sous contrôle judiciaire



Des manifestants, arrêtés lors de la 116e vendredi du hirak à Alger, ont été présentés dimanche devant le procureur du tribunal de Sidi M'hamed à Alger et placés sous contrôle judiciaire en attendant le procès, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Dans une publication sur le réseau social Facebook, le comité a précisé que parmi les manifestants arrêtés figure Kamel Bourmad dit Djamel, ex-entraîneur de la sélection algérienne de la course à vélo ayant été victime de violences policières physiques lors de son arrestation, comme le montre une vidéo ayant scandalisé l’opinion publique algérienne. Ces activistes du Hirak algérien sont poursuivis pour "attroupement non armé" et "désobéissance aux ordres et décisions de confinement sanitaire". Leur procès est prévu pour le 23 mai prochain. L'Algérie a enregistré, à quelques semaines des élections législatives, une recrudescence de la répression et des interpellations des manifestations. Pas plus tard que mardi dernier, la police avait empêché, pour la deuxième fois consécutive, les étudiants de manifester à Alger, comme ils le font chaque semaine. L’interdiction de ces manifestations intervenait dans un contexte d’intensification de la répression contre des militants hirakistes, des opposants politiques et des journalistes, à l’approche des législatives anticipées. Quelque 70 détenus d’opinion sont actuellement incarcérés en Algérie pour des faits ayant un lien avec le hirak ou les libertés individuelles, selon le site spécialisé "Algerian Detainees". D’autres organisations de défense des droits humains ont fait état de l’interpellation de pas moins de 750 personnes, des militants et activistes du Hirak, par les services de sécurité tout au long du mois d’avril passé à travers toute l’Algérie. Le Hirak, ce mouvement de protestation de grande ampleur qui a chassé le président algérien Abdelaziz Bouteflika du pouvoir après 20 ans de règne sans partage, avait repris le 22 février dernier après près d'une année de suspension pour cause de la pandémie de Covid-19 qui sévit en Algérie et dans le monde entier.

Libé
Mardi 11 Mai 2021

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