Ainsi, pour la sixième année consécutive, la Fondation du FIFM a pris en charge une centaine de cinéphiles non-voyants ou malvoyants venus des quatre coins du Royaume pour assister aux projections de films adaptés à l'audrodescription, dans le cadre de la 13ème édition du Festival. Sept films adaptés à cette technique sont programmés à cette occasion, dont Casino, le bijou de Martin Scorsese, et le long-métrage Larbi, du réalisateur marocain Driss Mrini, projetés mercredi et jeudi avec succès, suscitant ainsi les rires et la joie d'un public particulier dont la vision est altérée ou inexistante.
La Fondation du FIFM a fait appel à deux animateurs marocains, Hanna Laidi et Mohamed Ammora, pour prêter leurs voix à la narration des films. La voix de la description est placée entre les dialogues ou les éléments sonores importants, afin de ne pas nuire à l'œuvre originale.
Les synopsis des films audio-décrits projetés lors de cette édition ont été imprimés en braille et en trois langues (arabe, français et anglais) par l'organisation Alaouite pour la protection des aveugles au Maroc (OAPAM).
Outre Casino et Larbi, les autres films programmés sont The lovers on the bridge (du réalisateur Leos Carax), The Horseman on the roof (Jean-Paul Rappeneau), Smilla's sense of snow (Bille August), Hidden (Michael Haneke) et La Môme (Olivier Dahan).








Quand la mémoire amazighe se mue en langage visuel

