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Dans un contexte marqué par la détérioration du pouvoir d’achat, la FDT est appelée à revenir en force sur la scène syndicale

Driss Lachguar au meeting du 1er Mai


Libé
Jeudi 2 Mai 2024

Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, et le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), Youssef Aïdi, ont présidé, à l’occasion du 1er Mai, un meeting placé sous le thème «Mobilisation continue pour faire face aux plans attentatoires et consolider les acquis».

En cette occasion, Driss Lachguar a affirmé que la FDT est appelée à revenir en force sur la scène syndicale, notamment dans un contexte national et international difficile marqué par la flambée de l’inflation et des prix des produits de consommation et la détérioration du pouvoir d’achat des Marocains.

Lors de ce meeting qui a drainé un grand nombre de militants et de sympathisants à la place Al Mamounia à Rabat, le dirigeant ittihadi a souligné que le gouvernement actuel confond d’une manière ostentatoire le dialogue social productif et le pacte pour faire passer des lois qui sont vitales pour les salariés et l’action syndicale au Maroc, dont notamment la réforme des systèmes de retraite, la loi relative au droit de grève et la loi relative aux organisations syndicales.

Driss Lachguar s’est dit étonné quant à l’approche suivie par le gouvernement lors du dialogue social. Une approche qui repose sur l’exclusion des syndicats sérieux qui jouent des rôles avant-gardistes dans les dialogues sectoriels, à commencer par la FDT qui a une forte représentativité dans des secteurs importants tels que l’enseignement, la santé et la justice.

Pour sa part, Youssef Aïdi a fait savoir dans son allocution que la FDT saisit cette journée mondiale pour fustiger la politique antisociale du gouvernement, soulignant que le pouvoir d’achat des salariés et des fonctionnaires est gravement affecté par la hausse vertigineuse des prix, n’ayant épargné aucun produit ou service.

Il a critiqué l’hégémonisme du gouvernement qui exclut systématiquement l'opposition, en flagrante contradiction avec la teneur démocratique de la Constitution, notant  que l’exécutif, dont le président a présenté il y a quelques jours devant les deux Chambres du Parlement le bilan à mi-mandat, se réjouit de réalisations qui n’ont aucun impact positif sur le citoyen marocain.
Youssef Aïdi : La démocratie importe peu pour un gouvernement obsédé par les échéances électorales en vue de mettre la main sur les institutions représentatives
Ce qui importe pour le gouvernement, selon Youssef Aïdi, ce ne sont pas la démocratie et la suprématie de la Constitution, mais uniquement les échéances électorales en vue de mettre la main sur les institutions représentatives, tout en estimant que l’exécutif ne considère pas la démocratie comme un processus d'accumulation qui nécessite l'implication de toutes les composantes de la société, en particulier l'opposition, dans l’élaboration des politiques publiques qui hypothèquent l'avenir des citoyens pendant plusieurs décennies. 

Par conséquent, le bilan n'a pas été en mesure de répondre à une question politique fondamentale, celle de connaître l’apport du gouvernement actuel pour renforcer la démocratie participative et préserver les droits et libertés syndicaux et publics, car ses orientations libérales et capitalistes l’empêchent de voir la réalité économique et sociale difficile de larges couches du peuple marocain.

En ce sens, Youssef Aïdi a indiqué  que la FDT prend activement part au projet démocratique national pour la mise en œuvre sérieuse, responsable et démocratique des dispositions de la Constitution, la concrétisation des valeurs de progrès et de modernité, la préservation des libertés syndicales et publiques, la valorisation du rôle des femmes, la libération des capacités de la jeunesse et l'incarnation effective de l'Etat social dans le cadre de l'Etat de droit et des institutions.

Par ailleurs, il a précisé que la politique économique du gouvernement vise uniquement le maintien des équilibres macroéconomiques et l’application des recommandations des institutions financières internationales,  la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, sans parvenir à atteindre un taux de croissance à même de créer un nombre suffisant de postes d’emploi en vue de faire face au chômage des jeunes, notamment les diplômés, sachant que le taux de croissance en 2023 n'a pas dépassé 3,9% et que le Haut-Commissariat au plan table sur un taux de croissance d'environ 2,9% en 2024.

Selon Youssef Aïdi, ces taux ne reflètent pas les investissements intérieurs et extérieurs que notre pays a attirés au cours de cette période, car il a besoin d'un taux de croissance supérieur à 6% pour réaliser le décollage économique souhaité et surmonter les principaux problèmes sociaux tels que le chômage, la pauvreté et la marginalisation. 

De son côté, Jamal Eddine Sebbani, secrétaire général du SNE-Sup, a  exprimé l’entière solidarité de son instance syndicale avec la FDT dans sa lutte pour l’obtention des droits légitimes de la classe ouvrière.
Il y a lieu de signaler qu’une grande marche a sillonné les avenues Hassan II et Mohammed VI jusqu’au siège du Parlement devant lequel les manifestants ont scandé des slogans dénonçant la politique de l’exécutif et ses décisions impopulaires qui portent atteinte aux droits des salariés et des fonctionnaires, ainsi qu’au pouvoir d’achat des citoyens.

A rappeler que ce meeting a été marqué par la présence de plusieurs secteurs syndicaux affiliés à la FDT et de militants et sympathisants venant de plusieurs villes de la région de Rabat-Salé-Kénitra, à savoir Skhirat-Témara, Salé, Sidi Kacem, Sidi Slimane et Khémisset.

Ont pris part également à ce meeting, le secrétaire du Syndicat national des commerçants et professionnels, le secrétaire du Syndicat des enseignants arabes, Abdessadek Rghioui, l’ancien secrétaire général de la FDT, Abdelhamid Fatihi, des membres du Bureau politique de l’USFP et des dirigeants des secteurs syndicaux affiliés à la FDT.



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