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Clôture à Rabat des travaux du troisième Forum parlementaire sur la justice sociale


Les travaux du 3ème Forum parlementaire organisé par la Chambre des conseillers sous le thème "Les défis de la justice sociale et spatiale et les composantes du nouveau modèle de développement" ont été marqués par le message Royal adressé aux participants



Habib El Malki : La justice sociale et territoriale, un facteur de durabilité pour le modèle de développement

Ouverts, lundi à Rabat,  les travaux du 3ème Forum parlementaire organisé par la Chambre des 
conseillers sous le thème "Les défis de la justice sociale et spatiale et les composantes du nouveau modèle de développement" ont été marqués par le message Royal adressé aux participants, qui a été lu par le conseiller de S.M le Roi Abdellatif Menouni. Cette manifestation de deux jours s’est fixé comme objectif principal la présentation de recommandations pratiques concernant le nouveau modèle de développement en relation avec la justice sociale et spatiale.


L'instauration de la justice sociale et territoriale permet d’assurer la durabilité du modèle national de développement et de donner aux réformes consensuelles leur véritable substance et finalité, a indiqué, lundi à Rabat, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki. 
Intervenant à l’ouverture des travaux du 3ème Forum parlementaire sur la justice sociale, sous le thème «Les enjeux de la justice sociale et territoriale et les fondements du nouveau modèle de développement», organisé sous le Haut patronage de S.M le Roi Mohammed VI, il a affirmé que l'importance de la justice sociale et territoriale réside dans l’investissement en matière d’enseignement, d’équipements de base, de services de santé, de culture et d’économie sociale et solidaire et dans l’intérêt accordé aux catégories vivant dans la précarité. 
Il a dans, ce sens, insisté sur la nécessité de faire de la dimension territoriale un pilier fondamental du nouveau modèle de développement préconisé par S.M le Roi Mohammed VI, ce qui est de nature à résoudre plusieurs problématiques sociales à travers l’amortissement d’une dynamique économique mettant à profit les potentialités de chaque région ou province, facilitant une répartition juste de la richesse et atténuant l'ampleur de la concentration de la production dans certains territoires.  
La Charte de déconcentration administrative, en cours d’élaboration, sera un facteur décisif dans la consécration du système de la régionalisation avancée et permettra d’établir de nouvelles relations entre l’administration publique et le citoyen, sur la base de la proximité, de l’écoute, de la transparence, de la qualité et de la célérité, de manière à constituer un mécanisme de réforme mettant l’administration au service des principes d’égalité de chances et de l’égalité dans l’accès aux services publics, a noté Habib El Malki. 
Il a indiqué, par ailleurs, que le modèle de développement, qui a atteint les objectifs pour lesquels il a été mis en place et réalisé plusieurs acquis, doit être, comme l’a confirmé S.M le Roi, évalué afin d’élaborer un autre modèle prenant en considération les besoins sociaux et territoriaux, faisant remarquer que les réalisations politiques, la stabilité institutionnelle et le système électoral nécessitent un vecteur plus puissant qui est la justice sociale et territoriale.
Habib El Malki a, également, souligné que le Parlement, qui a toujours constitué un espace institutionnel pour l’interaction positive et le débat serein et responsable entre les pouvoirs législatif et exécutif, a veillé à accompagner les revendications sociales qui ont été au cœur de ses séances plénières, dont celles consacrées aux questions de politique générale. 
«Les acquis politiques, la stabilité institutionnelle, la régularité de la tenue d’élections et la liberté de choix d’institutions représentatives, nécessitent ces leviers incontournables que sont la justice sociale et spatiale», a affirmé Habib El Malki précisant que «cette revendication s’est exprimée à travers les protestations dans plusieurs régions du Royaume. Lesquelles ont reflété la vitalité de la société marocaine et sa vigilance d’une part, et le climat de liberté et de respect de toute critique qui s’effectue  dans le cadre de loi et des règlements en vigueur ainsi que l’attachement au caractère pacifique des manifestations revendicatives».
Le Parlement doit être, selon Habib El Malki, l’un des espaces institutionnels où les revendications sociales peuvent être débattues de manière sereine et responsable entre les pouvoirs législatif et exécutif.
«Nous considérons que cette méthodologie est la meilleure pour aboutir à des solutions aux problèmes sociaux, car le dialogue institutionnel permettra de trouver des solutions et arriver à des consensus à ces solutions et de garantir leur mise en œuvre. Cela fait partie des missions et des rôles que les institutions doivent assumer», a souligné le président de la Chambre des représentants.
Le Maroc a réussi, sous la conduite de S.M le Roi, à se réconcilier avec son histoire et son territoire, notamment à travers l’instauration de la justice territoriale afin de pallier le déficit dont pâtissent plusieurs régions, notamment les zones rurales et de montagne, dont les grandes potentialités doivent être converties en richesses et valeurs ajoutées, dans le cadre d’une dynamique d’investissement à dimensions régionale et locale, a-t-il ajouté.
Il a, aussi, affirmé que le Maroc, conscient de l’importance capitale de la justice sociale et territoriale pour la consécration de la démocratie et de l’Etat de droit, a inscrit ce volet dans sa Constitution pour en faire un objectif engageant tout le monde et un horizon de convergence des politiques publiques, le but étant de conférer à la démocratie sa substance et sa dimension sociale et territoriale et englober les nouvelles générations des droits de l’Homme. 

Hakim Benchamach : Le projet de modèle de développement se base sur l'accès effectif aux droits

Le modèle de développement marocain qui est en cours de révision se base sur la justice sociale et l’accès effectif aux droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, a indiqué, lundi à Rabat, le président de la Chambre des conseillers, Hakim Benchamach.
Intervenant à l’ouverture des travaux du 3ème Forum parlementaire sur la justice sociale, sous le thème «Les défis de la justice sociale et spatiale et les composantes du nouveau modèle de développement», organisé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, il a souligné que la consécration de la justice sociale dans son volet spatial, est l'objectif ultime et le noyau dur du modèle de développement marocain.
«Le modèle de développement marocain escompté qui est en cours de révision se base sur la justice sociale, l’accès effectif aux droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux et l’égalité des sexes», a-t-il poursuivi, notant que ce modèle «accorde une intention particulière aux catégories vulnérables, et à l’intégration socio-économique des jeunes, à travers la formation et l’emploi, ainsi que la proposition de solutions à leurs problèmes notamment dans les régions rurales et les quartiers périphériques pauvres». 
«La réalisation de ces objectifs passe par la réduction des inégalités sociales et le traitement des disparités spatiales», a-t-il ajouté.  Il a aussi insisté sur l'élaboration d'une vision et d'un engagement, ainsi qu'un suivi et une évaluation, pour que le modèle de développement marocain trouve toutes ses dimensions dans chaque territoire et espace, en harmonie avec la vision globale sur laquelle repose le modèle. Cela nécessite l'exploitation maximum de toutes les potentialités offertes par le nouveau système juridique des collectivités territoriales, et l’activation des mécanismes de représentativité, de médiation et de participation au niveau territorial, a poursuivi le président de la Chambre des conseillers.
A cet égard, Hakim Benchamach a affirmé que le choix du thème du Forum revêt une importance cruciale, du fait qu'il constitue une interaction de la Chambre des conseillers avec le contenu du discours Royal prononcé à l'ouverture de la première session de la première année législative de la 10ème législature, dans lequel le Souverain a appelé le gouvernement et le Parlement et les autres institutions à surmonter les obstacles qui freinent l'évolution du modèle de développement marocain et à apporter des remèdes aux faiblesses et autres dysfonctionnements révélés par les évaluations menées sur le terrain.
De même, il a indiqué que la Chambre envisage de rassembler les institutions, les départements, les organisations, les experts pour mener une réflexion collective concernant les priorités du pays, mettant l’accent sur la construction participative du nouveau modèle de développement et de parachèvement de l’action dans le cadre des dispositions du discours Royal adressé par le Souverain aux participants au 2ème Forum parlementaire sur la justice sociale, tenu le 20 février 2017, durant lequel Sa Majesté le Roi a appelé la Chambre des conseillers à poursuivre le processus de construction participative du modèle marocain de la justice sociale, à travers l’organisation des dialogues, des Forums, des consultations sectorielles et thématiques avec les acteurs concernés, en vue de tirer profit du bilan de ses travaux dans la préparation des sessions prochaines de ce Forum parlementaire.
A ce propos, Hakim Benchamach a évoqué l’entraide et la liaison des propositions contenues dans «Le document référentiel relatif au modèle marocain de la justice sociale», «Déclaration de Rabat pour la justice sociale», «Les directives pour la révision du système national du dialogue social», ainsi que la vision contenue dans la feuille de route relative au modèle marocain de la justice sociale, élaborée par la Chambre des conseillers.
Dans le même ordre d’idées, il a considéré que la vision qui relie la justice sociale à celle spatiale, en tant que pierre angulaire du modèle marocain de développement, puise sa force du troisième alinéa de l’article 35 de la Constitution qui stipule que l’Etat œuvre à la réalisation d’un développement humain et durable, à la consolidation de la justice sociale et à la préservation des ressources naturelles nationales et des droits des générations futures.
Hakim Benchamach a considéré que les recommandations de ce Forum constitueront une contribution de qualité au processus de révision du modèle de développement national, que nous voulons un prélude aux aspirations légitimes des citoyens dans les domaines du développement, de l’éducation, de la santé, de l’emploi, ainsi qu’en matière de respect des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, énoncés dans la Constitution, afin de réduire les disparités spatiales qui entravent la réalisation des objectifs escomptés.

​Plaidoyer pour un dialogue social responsable

Le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, a affirmé, lundi à Rabat, que l'instauration de la paix sociale et de la stabilité reste tributaire de la réalisation de la justice sociale, relevant que tout saut qualitatif dans le modèle de développement devrait prendre en compte la dimension de la justice spatiale et sociale.
S'exprimant à l'ouverture du 3ème Forum parlementaire sur la justice sociale, organisé par la Chambre des conseillers sous le Haut patronage de S.M le Roi Mohammed VI, il a souligné que la réalisation de la justice sociale exige de nouvelles approches, mettant en exergue le discours adressé par le Souverain aux participants dans lequel le Souverain a appelé tous les acteurs concernés à apporter leur concours à cette réflexion nationale d’envergure en proposant des idées constructives, en toute liberté et avec la plus grande objectivité.
Evoquant les thématiques du Forum, il a mis en exergue le rôle de la lutte contre la corruption administrative dans le renforcement du développement et de la justice sociale, ainsi que le rôle stratégique de l’entreprise et du secteur privé, appelant à tirer profit des recommandations de ce Forum en vue d'activer les mécanismes de justice dans ses dimensions sociale et spatiale.
Il a aussi rappelé les initiatives et programmes lancés par le gouvernement pour donner une impulsion au chantier de la justice sociale, appelant au changement des mentalités en vue d'élaborer le nouveau modèle de développement. Le chef du gouvernement a également souligné l'importance de l'éducation et de la régionalisation avancée comme prélude à la justice sociale et spatiale.
Pour leur part, des représentants des centrales syndicales ont appelé à un dialogue social «sérieux et responsable» pour résoudre toute problématique liée à l'économie nationale.
Les syndicats sont disposés à s'assoir sur la même table que le gouvernement pour reprendre le dialogue social et espèrent atteindre les objectifs visant la préservation des équilibres dans les entreprises et le marché de travail, ont-ils souligné.
Ils ont, dans ce sens, appelé le gouvernement à engager un dialogue «responsable et sérieux pour résoudre toute problématique» portant sur l’économie nationale, établir un nouveau «contrat social» pour une croissance équitable et optimale et surmonter tous les obstacles de développement.
Pour sa part, le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss El Yazami, a indiqué que pour être à la hauteur des aspirations des Marocains et des défis à relever, le nouveau modèle de développement doit aborder la question de l’égalité et prendre en considération l’ampleur de la discrimination, malgré les progrès enregistrés en la matière.
Il a également souligné l’importance de l’implication des jeunes et des femmes dans ce modèle de développement et le lancement d’un processus collectif et participatif à ce propos, mettant en avant certaines meilleures pratiques en matière d’interaction avec les recommandations du Conseil en la matière, notamment les partenariats noués par le conseil avec les deux Chambres du Parlement et le Conseil économique, social et environnemental.
Quant à Mohammed El Alaoui, membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), il a indiqué que la promotion de l’investissement et l’accélération industrielle passent par la conjugaison des efforts des différents acteurs gouvernementaux, relevant qu'une telle démarche est à même de favoriser l'émergence d'un climat propice à l’investissement économique.
Ce développement industriel doit prendre en considération la dimension sociale qui constitue la base de la justice et la cohésion sociales, a-t-il insisté, appelant à cet égard à favoriser le capital humain pour pouvoir réaliser une «révolution» industrielle importante. 
Pour sa part, Hakim Marrakchi, vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a appelé à l’accélération de l’innovation et la libéralisation de l’entreprise à travers des mesures fiscales devant favoriser le développement industriel.
«L’industrie de demain doit tenir compte de l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail, sur la base de la solidarité nationale et de la citoyenneté», a-t-il dit. 
De son côté, Abdessalam Benabou, représentant du ministère de l’Economie et des Finances, a souligné la «grande» importance du Plan d’accélération industrielle (2014-2020) dans le développement économique du Maroc et la promotion du marché d’emploi.
Il a fait observer que l’Etat œuvre à relancer le développement industriel à travers notamment la mise à disposition de l’immobilier industriel nécessaire et la qualification du capital humain, le but étant d'accompagner les mutations économiques actuelles.

Libé
Mercredi 21 Février 2018

Lu 1369 fois


1.Posté par Karim le 21/02/2018 16:45
Donner l envie d entreprendre ,d investir de créer de l emploi auprès des jeunes diplômés...
Nous avons 3 chaînes TV une sur l information ,une religieuse ,une pour les amazighs l autre sur le sport ainsi qu' une sur l éducation ect ,mais chaîne sur l economie ?
ils faut donner aux jeunes d investir dans leur pays en leur donnant des exemples de réussites , trouver des idées pour que ce pays avance à grands pas ,nous avons tout ce qui faut pour devenir grand ...
Sinon vous aurez du (Hirak) à toutes les sauces.
Beaucoup de jeunes diplômés ainsi que des MRE du monde veulent investir mais malheureusement soit ils sont mal conseiller ou il n y a pas de vrai suivie dans le développement de leurs sociétés ,
Je souhaite qu on passe à la vitesse supérieure dans ce domaine à lieu d attendre les prochaines pluies.

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