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Classement africain en matière de publications scientifiques: Le Maroc recule de trois places




Le Maroc a perdu trois places dans le classement africain en matière de publications scientifiques. Pendant longtemps classé troisième, le Maroc a reculé pour se placer à la sixième place, derrière l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, et tenez-vous bien, le Nigeria et le Kenya.
Selon le président de l’Université Mohammed V-Agdal, Hafid Boutaleb Joutei, qui a inauguré hier à Rabat la 7ème édition de la Semaine nationale de la science, les raisons de ce recul sont à chercher dans l’opération de départs volontaires qui a touché un nombre important de chercheurs expérimentés ayant conduit et publié les résultats d’un nombre important de recherches à l’échelle nationale, ainsi que dans le manque de moyens alloués à la recherche scientifique.
Le budget alloué à la recherche scientifique reste en effet en deçà des aspirations et des objectifs fixés par les responsables. A titre d’exemple, sur les 40 millions de DH promis par l’Etat à l’Université Mohammed V-Agdal entre 2004 et 2007 qui publie à elle seule le quart de la production nationale, elle n’en a reçu que 48%, dont un 0 DH en 2006. 
Cela n’a pas empêché l’Université de procéder à une véritable restructuration de la recherche, qui lui a permis la mise en place de 70 équipes de recherche, 40 laboratoires et un centre de recherche qui comprend plusieurs laboratoires, et 9 pôles d’excellence sur les 17 qui existent actuellement sur le plan national.
Outre son volet informationnel et de pré-orientation, la Semaine de la science, qui se tient cette année sous le thème «Science, éthique et droit», constitue une occasion d’informer sur les différents aspects de la recherche scientifique, mais surtout de vulgariser davantage la réflexion scientifique dont la place se réduit comme une peau de chagrin.
Le choix du thème de cette semaine à laquelle prendront part quelque 1600 étudiants, n’est pas fortuit. L’objectif de l’Université est de sensibiliser les participants au danger que peut engendrer la science si elle n’est pas entourée de garanties éthiques. Le président de l’Université qui a donné l’exemple de manipulations génétiques a indiqué que «s’il n’y a pas un cadre légal qui préserve l’éthique, on risque d’avoir des catastrophes ». Il faut savoir en effet que des recherches sont menées au Maroc dans des domaines aussi sensibles que la nanotechnologie, la biotechnologie ou la neuroscience.
 

Amina SALHI
Mardi 21 Avril 2009

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