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Cérémonie de signature de l'ouvrage “Autiste je suis” de Badreddine Aitlekhoui




Cérémonie de signature de l'ouvrage “Autiste je suis” de Badreddine Aitlekhoui
La cérémonie de signature de l'ouvrage intitulé "Autiste je suis de Badreddine Aitlekhoui et la projection du film "Don't forget me" de Jackie Spinner ont eu lieu, lundi soir, à la librairie "Les grands arbres" à Béni Mellal.
S'inscrivant dans le cadre des activités de l'Association "Ataa Lkhir Ain Asserdoun" de Béni Mellal, cet événement culturel vise à sensibiliser les citoyens de la région de Béni Mellal-Khénifra à l’autisme et à les rapprocher du vécu des enfants autistes et de celui de leurs familles.
Dans sa présentation de cet ouvrage écrit en trois langues, à savoir l’arabe, le français et l’anglais, l’écrivain Badreddine Aitlekhoui a fait savoir que son livre a pour objectif de "faire connaître l’autisme tel qu’il est au Maroc" et d'exposer la souffrance des familles d’enfants autistes à plusieurs niveaux.
"Je suis ravi d'être présent en tant qu'écrivain et cinéaste pour présenter mon deuxième livre "Autiste je suis" ainsi que le film documentaire "Don't forget me" -Ne m’oublie pas en français (NDLR)-, a poursuivi M. Aitlekhoui, expliquant que ce film, produit par l’Américaine Jackie Spinner, traite le problème de la scolarisation des enfants autistes au Maroc, à travers quatre témoignages de parents de ces enfants, outre la sensibilisation des spectateurs à l'importance d'un diagnostic précoce et d'une intervention rapide.
Cet événement se veut une occasion pour mettre la lumière sur l’autisme en tant que sujet "tabou" mais aussi en tant que "trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales", a indiqué M. Aitlekhoui, relevant que plus de 400.000 familles sont touchées au Maroc.
Ces familles qui "souffrent en silence" font face à un manque d’infrastructures et de ressources humaines à plusieurs niveaux, notamment au niveau de l’éducation, de la santé et de la prise en charge sociale, a-t-il ajouté, notant que la région de Béni Mellal-Khénifra enregistre le taux le plus élevé en ce qui concerne le nombre de personnes en situation de handicap.
En tant que père d'un enfant autiste, enseignant chercheur dans le domaine de l'autisme et membre actif dans les organisations américaine et canadienne "Autism speaks" ainsi que dans l'Association jordanienne Hachimie pour l'autisme, l’auteur de cet ouvrage a souligné qu’il plaide en faveur des personnes autistes au Maroc en vue de leur donner une valeur "plus positive" pour qu'elles soient prises en charge par l'Etat.
Il s’est, par ailleurs, félicité des deux initiatives lancées, à savoir celle du ministère de la Famille, de la Solidarité, de l'Egalité et du Développement social, consistant en la mise en place du programme "Errafiq" destiné à la formation de 168 éducateurs qui pourront à leur tour former 3.600 personnes, ainsi que celle du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, placée sous le thème "Pour une école citoyenne et inclusive" ayant pour but l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap.
Toutefois, il a appelé l'Etat à faire preuve d’une volonté politique plus "accrue" pour parvenir à améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap en leur offrant des facilités d’inclusion et en les aidant à mener une vie normale.
Par ailleurs, un vibrant hommage a été rendu, lors de cette cérémonie, à la présidente de l’Association "Bab Elkhir" pour les enfants abandonnés, Rabiaa Laouen et à l’artiste Larbi Abd Elmotakabir.

Jeudi 7 Novembre 2019

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