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Casablanca se met au street art

Les musiciens de rue réinvestissent la Place des Nations unies après le ftour




Dans toutes les grandes villes du monde, de nombreux groupes de jeunes musiciens se produisent dans les rues et sur les places publiques.
Le même phénomène est en passe de se développer à Casablanca et en particulier à la Place des Nations Unies où de jeunes musiciens animent l’espace public à la satisfaction des badauds.
Leur public : les familles casablancaises et leurs enfants en virée dominicale ou autres au centre-ville, les couples, les amateurs des arts de la rue…
Leur modus operandi : de l’affabilité, de la gentillesse, ne pas déranger le voisinage et les commerçants qui partagent le même espace où ils jouent, dialoguer avec le public, lancer de petites blagues de temps à autre afin de décontracter les gens.
Ces musiciens disent qu’avant tout, ils ont envie de faire partager leur joie de vivre avec les Casablancais, et, si possible, élever le goût musical de leurs concitoyens.
Grâce à eux, la Place des Nations unies est devenue un espace d’expression culturelle très intéressant et dont le mot d’ordre semble être : «La culture, c’est aussi une solution».
Pourtant, ils ont failli disparaître à jamais de la scène. Au premier trimestre de l’année dernière, l’occupation de l’espace public leur avait été interdite.
L’annonce a eu l’effet d’un mini-séisme dans le monde de la culture à Casablanca. Ceci d’autant plus que la question de l’accès des artistes à l’espace public se pose encore avec acuité au Maroc. Et de là, découle celle de la régulation et de l’organisation des performances de rue. Car il faut préciser qu’un artiste risque fort de se faire embarquer au poste de police le plus proche s’il lui prend l’envie ou le besoin de s’exprimer sur la voie publique sans autorisation administrative. Ce qui est tout à fait aberrant lorsqu’on sait que les autorités publiques ont toujours fermé les yeux sur l’épineuse question de l’occupation du domaine public par les cafés, ‘’ferrachas’’ et autres commerces informels. Un mouvement spontané s'est alors créé pour défendre la cause de ces musiciens. Il a fini par avoir gain de cause et la Place des Nations unies à Casablanca a pu vibrer de nouveau au son des musiciens de rue et les passants, hommes et femmes, grands et petits de s’arrêter pour écouter leur musique dans une ambiance joyeuse et conviviale.

Nissrine Ajedioui (Stagiaire)
Mercredi 30 Mai 2018

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