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Bayt Dakira revivifie le rituel de la Mimouna


«Terbhou ou tsaadou», un vœu ancestral si cher exprimé de la manière la plus nostalgique par les juifs marocains lors de la veillée de clôture du Pessah ou Paque juive : La Mimouna. Un rituel qui immortalise une histoire millénaire de célébration de la Paque juive en toute fraternité et coexistence entre juifs et musulmans. Une fête meublée de joie, de symboles et de fierté, puisque ce rituel d’origine marocaine est désormais célébré à l’international par les juifs dans les quatre coins du monde. «Hahiya jat Lalla Mimouna/ hahiya jat m’barka mesouda/ifrah liha lakbir ou sghir/ Mimouna jayba lkhir laktir» : des chants antiques qui ont fait vibrer l’espace historique, culturel et pédagogique de Bayt Dakira lors de la célébration de la Mimouna dimanche 4 avril 2021 à Essaouira. Un événement rehaussé par la participation de la chanteuse Lalla Tamar. Pour ce qui est de l’origine de la désignation de cette cérémonie par le nom de « Mimouna », Haïm Zafrani évoque une explication mythique qui nous ramène aux similitudes culturelles juives et musulmanes qui ont toujours partagé un inconscient collectif nourri de croyances populaires. Il s’agit, selon lui, du nom d’une sainte noire qui, dans la tradition musulmane puis par osmose dans celle des juifs maghrébins, intercède en matière de fertilité, de succès, de bonheur et d’abondance. Joseph Teledano, quant à lui, pense que le rituel, les symboles et les chants qui meublent cette cérémonie viennent du sens du mot «Mimouna» dans l’arabe dialectal où il est synonyme de bon présage et de bonne fortune. A Essaouira, Marrakech, Casablanca, Rabat, et bien d’autres villes du Royaume, les juifs marocains ont célébré avec la Mimouna, un patrimoine millénaire qu’ils ont toujours porté dans leurs cœurs et fait rayonner dans les quatre coins du monde. Un patrimoine qui illustre cette interculturalité judéo-musulmane, fruit d’une longue histoire de vivre-ensemble au Maroc. Haïm Zafrani relève dans la Mimouna l’existence d’un folklore autochtone ancien où juifs et musulmans se rencontrent et où «s’affirme l’expression d’un destin commun sur une terre qu’ils habitent les uns et les autres depuis des temps immémoriaux et à laquelle ils sont attachés».

Abdelali Khallad
Mercredi 7 Avril 2021

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