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«Baraka ! ». Derrière ce cri, des associations du mouvement féminin ont décidé de lancer un vaste mouvement de protestation pour dire stop aux suicides de ces épouses victimes de violences. Ce dimanche 24 novembre et à l’appel de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes , elles seront, à Rabat , devant le Parlement pour manifester, protester et crier « Baraka ! », « Stop à la violence faite aux femmes », « Halte au suicide de ces épouses et conjointes victimes de violences conjugales ». 24 heures avant la Journée internationale contre la violence faite aux femmes que célèbre la communauté mondiale, ces Marocaines ont choisi de se mobiliser pour ces citoyennes qui se donnent la mort pour échapper aux violences de leur conjoint pour que « cesse le carnage ». Depuis la mort violente d’Amina Filali, cette jeune Larachoise encore mineure qui a préféré avaler du poison plutôt que de subir la maltraitance de son violeur devenu époux –l’affaire avait fait le tour du monde- le suicide des épouses victimes de violence n’est plus tout à fait un sujet tabou. L’omerta décrétée autour de ces affaires se fissure. « La mobilisation des associations de défense des droits des femmes ainsi que le rôle joué par les médias ont contribué à briser le tabou », soutient cette activiste qui s’est particulièrement investie dans l’affaire « Amina Filali »
« Plus question de se taire et d’accepter de guerre lasse le nombre qui n’en finit pas de s’accroître de ces Marocaines qui préfèrent se donner la mort plutôt que de partager leur vie avec leur bourreau. Ces suicides en nombre croissant sont tout simplement une catastrophe, un crime contre la moitié de l’humanité. C’est pourquoi nous appelons à cette manifestation devant le Parlement, haut lieu de la législation. Il faut que les lois changent. Il faut que des mesures soient prises. Il faut que justice soit faite ! », s’indigne cette figure du mouvement féminin. C’est dans ce sens que la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes a interpellé deux responsables gouvernementaux, Mostafa Ramid et Bassima Haqqaoui en leur adressant des lettres « urgentes ». L’immobilisme des pouvoirs publics en matière de lutte contre la violence dont sont victimes les femmes de ce pays y est fortement critiqué autant que l’impunité dont peuvent bénéficier les bourreaux.
Dans cette lettre adressée conjointement au ministre de la Justice et à celle de la Solidarité, de la Femme et de la Famille , la fédération y réclame entre autres l’ouverture d’enquêtes sur les circonstances entourant le suicide de ces épouses victimes de violences.
Une loi-cadre contre
la violence qui se fait
toujours attendre
« La question que nous posons avec force est de savoir pour quelles raisons les autorités judiciaires rechignent à ouvrir d’enquêtes sur ces cas qui ne cessent d’augmenter. Des autopsies sont rarement demandées alors que cela devrait être la règle quand il y a des antécédents de violences. Ceci est d’autant plus inquiétant que malgré toutes les plaintes déposées, rien n’est fait. Aucune mesure n’est prise. Et on laisse l’irréparable se produire. On laisse ces femmes se donner la mort alors que cela peut être évité », commente cette activiste de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes.
Fouzia Assouli, la présidente de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes, est prompte à tirer la sonnette d’alarme. Au Maroc, il y a encore trop de femmes qui meurent sous les coups de leurs maris ou qui se donnent la mort pour ne plus subir la violence conjugale. Chronique de violences « ordinaires » où Bouchra, Ouafa, Lalathoum, Latéfa, Amina ont croisé la mort à Casablanca, Agadir, Taounate, Fkih Ben Salah, Larache
« Il est urgent de prendre les mesures administratives, judiciaires et politiques nécessaires pour éviter que de tels crimes se reproduisent et d’élaborer une loi-cadre de lutte contre la violence à l’égard des femmes », fait valoir la présidente de la FLDDF.
A la fédération, les activistes ont longuement réfléchi à une telle loi-cadre. Le texte, disent-elles à l’unisson, doit impérativement comprendre « des dispositions portant sur les conditions de prévention des violences, la protection des femmes victimes de violence, des sanctions dissuasives pour les auteurs de ces crimes et la réparation du préjudice subi par les victimes ».
Il y a quelques semaines, Bassima Haqqaoui présentait en Conseil de gouvernement un projet de loi contre la violence faite aux femmes. Un texte auquel les associations féminines n’ont pas été associées et qui est aujourd’hui vivement critiqué par les défenseuses des droits des femmes. Le chef du gouvernement a préféré pour l’heure mettre le projet de loi en question sous le coude en l’envoyant devant une commission interministérielle qu’il présidera lui-même. Faut-il s’en réjouir ou au contraire craindre le pire? Celles du mouvement féminin marocain croisent les doigts tout en adhérant à la campagne que lance Amnesty International. Les “16 Jours d’action contre la violence liée au genre” d’Amnesty commencent le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale contre la violence faite aux femmes pour s’achever le 10 décembre prochain, Journée mondiale des droits de l’Homme.
« Plus question de se taire et d’accepter de guerre lasse le nombre qui n’en finit pas de s’accroître de ces Marocaines qui préfèrent se donner la mort plutôt que de partager leur vie avec leur bourreau. Ces suicides en nombre croissant sont tout simplement une catastrophe, un crime contre la moitié de l’humanité. C’est pourquoi nous appelons à cette manifestation devant le Parlement, haut lieu de la législation. Il faut que les lois changent. Il faut que des mesures soient prises. Il faut que justice soit faite ! », s’indigne cette figure du mouvement féminin. C’est dans ce sens que la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes a interpellé deux responsables gouvernementaux, Mostafa Ramid et Bassima Haqqaoui en leur adressant des lettres « urgentes ». L’immobilisme des pouvoirs publics en matière de lutte contre la violence dont sont victimes les femmes de ce pays y est fortement critiqué autant que l’impunité dont peuvent bénéficier les bourreaux.
Dans cette lettre adressée conjointement au ministre de la Justice et à celle de la Solidarité, de la Femme et de la Famille , la fédération y réclame entre autres l’ouverture d’enquêtes sur les circonstances entourant le suicide de ces épouses victimes de violences.
Une loi-cadre contre
la violence qui se fait
toujours attendre
« La question que nous posons avec force est de savoir pour quelles raisons les autorités judiciaires rechignent à ouvrir d’enquêtes sur ces cas qui ne cessent d’augmenter. Des autopsies sont rarement demandées alors que cela devrait être la règle quand il y a des antécédents de violences. Ceci est d’autant plus inquiétant que malgré toutes les plaintes déposées, rien n’est fait. Aucune mesure n’est prise. Et on laisse l’irréparable se produire. On laisse ces femmes se donner la mort alors que cela peut être évité », commente cette activiste de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes.
Fouzia Assouli, la présidente de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes, est prompte à tirer la sonnette d’alarme. Au Maroc, il y a encore trop de femmes qui meurent sous les coups de leurs maris ou qui se donnent la mort pour ne plus subir la violence conjugale. Chronique de violences « ordinaires » où Bouchra, Ouafa, Lalathoum, Latéfa, Amina ont croisé la mort à Casablanca, Agadir, Taounate, Fkih Ben Salah, Larache
« Il est urgent de prendre les mesures administratives, judiciaires et politiques nécessaires pour éviter que de tels crimes se reproduisent et d’élaborer une loi-cadre de lutte contre la violence à l’égard des femmes », fait valoir la présidente de la FLDDF.
A la fédération, les activistes ont longuement réfléchi à une telle loi-cadre. Le texte, disent-elles à l’unisson, doit impérativement comprendre « des dispositions portant sur les conditions de prévention des violences, la protection des femmes victimes de violence, des sanctions dissuasives pour les auteurs de ces crimes et la réparation du préjudice subi par les victimes ».
Il y a quelques semaines, Bassima Haqqaoui présentait en Conseil de gouvernement un projet de loi contre la violence faite aux femmes. Un texte auquel les associations féminines n’ont pas été associées et qui est aujourd’hui vivement critiqué par les défenseuses des droits des femmes. Le chef du gouvernement a préféré pour l’heure mettre le projet de loi en question sous le coude en l’envoyant devant une commission interministérielle qu’il présidera lui-même. Faut-il s’en réjouir ou au contraire craindre le pire? Celles du mouvement féminin marocain croisent les doigts tout en adhérant à la campagne que lance Amnesty International. Les “16 Jours d’action contre la violence liée au genre” d’Amnesty commencent le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale contre la violence faite aux femmes pour s’achever le 10 décembre prochain, Journée mondiale des droits de l’Homme.