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Avec la complicité des services algériens : Le Polisario se livre à une violente répression contre la tribu Ouled Dlim




A la veille de la reprise des négociations informelles, prévues les 10 et 11 février courant à New York, l’Algérie, et moins encore le Polisario, n’a pas trouvé mieux à faire que monter un nouveau feuilleton de répression, un de plus et de trop, contre la population sahraouie séquestrée. Convaincu qu’il n’a rien à mettre sur la table des négociations, le voisin algérien s’est signalé à notre attention par une décision pour le moins anachronique : construire un mur de sables autour des camps de Tindouf faisant fi d’un principe élémentaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, à savoir la liberté de circulation. Et comme pour mieux accentuer cette nouvelle provocation, il orchestre une vaste campagne de répression contre les dissidents séquestrés. La tribu des Ouled Dlim, connue pour sa protestation contre la corruption de la direction du Polisario, a payé les frais de cette répression méthodique. Son récent soulèvement à Tindouf, - du fait du maintien en détention secrète de deux de ses membres, arrêtés fin décembre par une milice du Polisario à la frontière algéro-mauritanienne -, a été sauvagement réprimé. Les témoignages, recueillis à Tindouf par le frère de l’une des victimes arrêtées, en l’occurrence Ahmed Hamou (voir l’entretien en page Actualités), édifient sur la sauvagerie programmée de cette répression. Aminatou Haïdar, qui se plaît à se présenter en tant que « militante de la cause sahraouie », s’est révélée être un instrument de ce nouveau chapitre répressif. En intervenant auprès de Mohamed Abdelaziz, pour la libération de membres de sa tribu Izerguiyine, au détriment des Ouled Dlim, elle semble, sauf ignorance, oublier que les droits de l’Homme sont indivisibles et ne sauraient être sélectifs. Les Ouled Dlim dénoncent un acte raciste primaire, dont la championne n’est autre que celle qui se gargarise du fameux « droit du peuple sahraoui à l’autodétermination». Encore une fois, l’affaire Ouled Dlim remet sur le tapis l’hypocrisie de cette dame flamboyante et de ses sponsors, en l’occurrence l’Algérie et le Polisario. Le racisme envers la tribu des Ouled Dlim, dont le tort, semble-t-il, est d’uniquement revendiquer l’équité entre les tribus séquestrées, apporte la preuve, à qui veut bien voir ou entendre, que l’Algérie couve un mépris profond pour les Sahraouis dont elle prétend défendre cet inénarrable « droit à s’autodéterminer ». Cette Algérie, qui veut bien écumer les tribunes internationales pour soi-disant montrer de prétendues violations dans les provinces sahariennes, ne se fait aucun scrupule d’épargner la population sahraouie séquestrée, qu’elle a aujourd’hui complètement encerclée avec ce nouveau « mur d’acier» autour de Tindouf. C’est ce double visage de l’Algérie qui pose actuellement le plus problème, il devrait amener ce pays qui continue d’ignorer le droit du peuple kabyle à s’exprimer, à adopter un langage cohérent. Au lieu de ce légendaire double discours sur les droits de l’Homme.

Anouar Jihad
Samedi 6 Février 2010

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