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“Aucune preuve” de la présence d'Ebola en Côte d'Ivoire, selon de nouvelles analyses


Libé
Mercredi 1 Septembre 2021

Il n'existe "aucune preuve" de la présence du virus Ebola en Côte d'Ivoire, après de nouvelles analyses de l'Institut Pasteur de Lyon (France) sur les prélèvements réalisés sur une jeune Guinéenne présentée parles autorités ivoiriennes comme infectée, mi-août, a annoncé mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l'OMS estime que la patiente n'a pas eu la maladie à virus Ebola et de plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours", indique un communiqué de l'OMS. "Depuis que la Côte d'Ivoire a annoncé la détection du cas" le 14 août sur une Guinéenne de 18 ans arrivée à Abidjan par la route depuis son pays après un voyage de 1.500 km, "plus de 140 contacts ont été listés dans les deux pays. Aucune autre personne n'a présenté de symptômes de la maladie, ni n'a été testée positive à Ebola", ajoute l'OMS. En conséquence, l'organisation "rétrograde désormais ses interventions en Côte d'Ivoire du niveau de riposte à celui d'état d'alerte". Le ministre ivoirien de la Santé, Pierre Dimba, indique mardi soir dans un communiqué que les analyses ont été effectuées par "le laboratoire Bio-Mérieux de Lyon" (allié à L'Institut Pasteur depuis 2010 pour la recherche, ndlr). "Les résultats(étant) revenus négatifs", le gouvernement "a décidé de "classifier" la patiente guinéeenne "comme non cas de maladie à virus Ebola, sortant du coup la Côte d'Ivoire de la liste des pays à virus Ebola". "Cette situation a permis à notre pays de tester son système national de préparation et (de)réponse à une épidémie", ajoute-t-il. Dix jours après l'annonce du cas présenté comme étant le virus Ebola, à la suite d'analyses de l'Institut Pasteur d'Abidjan, le ministère ivoirien de la santé avait annoncé que la jeune femme était "guérie". Cette découverte avait été présentée comme le premier cas confirmé d'Ebola en Côte d'Ivoire depuis 1994, dans ce pays voisin de la Guinée durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021. Les autorités sanitaires ivoiriennes avaient réceptionné 5.000 doses de vaccins contre Ebola et démarré le 17 août une campagne de vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité déployées à la frontière de la Guinée. Les proches et les voisins de la jeune femme du quartier d'Abidjan où elle avait brièvement résidé après son arrivée, avaient également été vaccinés, ainsi que ceux qui avaient été en contact avec elle pendant son voyage. La Guinée avait rapidement remis en cause le diagnostic établi par la Côte d'Ivoire et exigé de nouvelles analyses. En réponse, le ministère ivoirien de la Santé avait affirmé n'avoir aucun "doute" sur le diagnostic. "Les autorités guinéennes doutent du diagnostic clinique, moi je ne doute pas de mon analyse, je suis infectiologue et clinicien, on ne peut pas se tromper dans la présentation clinique", avait déclaré à l'AFP Serge Eholié, porte-parole du ministère de la Santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville à Abidjan, qui a accueilli la malade. Aux Etats-Unis, les réseaux sociaux appelés à l'aide pour lutter contre les faux certificats de vaccins , un procureur de New York a appelé mardi les plateformes de réseaux sociaux comme Facebook à agir davantage contre le trafic sur internet de faux certificats de vaccins contre la Covid, un phénomène qui inquiète aux Etats-Unis, en annonçant le démantèlement d'une cellule. Au total, quinze personnes ont été inculpées mardi par le procureur du district de Manhattan, Cyrus Vance, dont une fournisseuse présumée de 31 ans, soupçonnée d'avoir vendu quelque 250 certificats de vaccination, environ 200 dollars pièce. Le tout via le réseau Instagram où elle était abonnée sous le nom d'@AntiVaxMomma. Une autre suspecte, une employée d'une clinique médicale âgée de 27 ans, était chargée, pour 250 dollars de plus, d'entrer les noms de faux vaccinés dans le registre de l'Etat de NewYork qui alimente un pass digital, l'Excelsior Pass. Les treize autres inculpés, tous soupçonnés d'avoir acquis de faux certificats, travaillent dans des établissements recevant du public, comme des hôpitaux et des maisons de retraite, précise le communiqué du procureur. "Nous continuerons de protéger la santé publique à New York en initiant des enquêtes comme celle-là, mais les enjeux des fausses cartes de vaccination sont trop élevés pour s'y attaquer par des procédures au coup par coup", a expliqué le procureur. "Nous avons besoin que des entreprises comme Facebook prennent des mesures pour empêcher la fraude qui se produit sur leurs plateformes. La fabrication, la vente et l'achat de fausses cartes de vaccination sont des crimes graves qui ont de graves conséquences sur la sécurité publique", a ajouté Cyrus Vance. Dans l'Etat de NewYork, le quatrième du pays en population (environ 20 millions d'habitants), la vaccination sera obligatoire pour tous les soignants en septembre et tous les fonctionnaires de l'Etat devront aussi s'y soumettre ou se faire tester chaque semaine. De son côté, la ville de NewYork a rendu la vaccination obligatoire pour accéder à quasiment toutes les activités en intérieur, des restaurants aux cinémas en passant par les salles de gym, mais les contrôles et les sanctions entreront en vigueur à partir du 13 septembre. Des autorités américaines comme le FBI ou l'agence de protection des consommateurs (Federal Trade Commission) ont lancé plusieurs avertissements officiels contre la fourniture ou la fabrication de fausses cartes de vaccination, alors que des voix ont souligné qu'elles étaient faciles à confectionner. Le 13 août, les douanes du port de Memphis ont annoncé qu'elles avaient effectué depuis le début de l'année 121 saisies de conteneurs comprenant un total de 3.017 fausses cartes, des cargaisons provenant systématiquement de Chine


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