“Au sein de l’Uzine ”... l’histoire d’ un festival combinant art et industrie


Libé
Vendredi 17 Juin 2022

La ville de Casablanca accueille actuellement la première édition du Festival "Au sein de l’Uzine" qui a choisi de mettre en avant cette année la relation entre l’art et l’industrie.


Le directeur artistique du festival, Houcine Moukhliss, explique dans une déclaration à la MAP que l’idée du festival est de créer un rendez-vous annuel qui exprimera tout ce qui se passe à l’intérieur des usines. Et d'ajouter que contrairement aux festivals traditionnels où l’on expose les projets de grands artistes, celui-ci a fait le choix de présenter ceux des jeunes créateurs. 

"Nous nous considérons comme un intermédiaire entre les grands artistes et les plus jeunes", a-t-il notamment dit, expliquant que le festival résume la rencontre entre deux mondes qui se complémentent mais se rejoignent très rarement, à savoir le monde industriel et le monde artistique.


Les ateliers proposés par le festival sont diversifiés et portent notamment sur le théâtre, la musique, la photographie et le graphisme. Ces ateliers sont encadrés par des professionnels tels que le scénographe Abdelhay Seghrouchni et l’actrice Fatima Zahra Lahwiter ainsi que l’artiste Safae Mazigh.
 Grâce au festival, "L’Uzine" s’est transformée en un tableau d’art géant puisque le public peut profiter d’œuvres d’art se partageant entre spectacles musicaux, danse rythmique, théâtre, graffiti, photographie, dessins et caricatures.


Cet événement est ponctué par la participation de Mohamed Charkaoui, lauréat de l’Ecole des Beaux-Arts de Tétouan, accompagné par le reste des participants dans les ateliers de dessin. Les dessins collés au mur de la "Cafétéria l’Uzine" reflètent des situations dramatiques, parfois comiques mais qui renvoient à la même idée de ce qui se passe au sein de "L’Uzine" ou sur son chemin.  La même chose a été faite pour l’exposition photographique qui a réussi à relier le monde artistique à l’industriel.


Cette dynamique se poursuit aussi à l’atelier Graffiti, encadré par Mohamed Torres qui a créé des fresques murales permettant aux visiteurs de les découvrir sur cinq étages.
Depuis la création de l’Uzine, l’espace culturel fondé il y a 8 ans par l’institution Touria et Abdelaziz Tazi continue de répondre à l’un de ses paris en mettant à disposition des jeunes des espaces d'expression artistique et donnant l’opportunité au public de découvrir cet art.



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