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Au Yémen, un comité chargé du Covid réclame l'état d'urgence sanitaire



Le comité chargé de lutter contre le coronavirus au Yémen a appelé mardi le gouvernement à déclarer "l'état d'urgence sanitaire" et imposer un "couvre-feu partiel" face à la hausse des contaminations dans ce pays pauvre ravagé par la guerre. Le Yémen a enregistré ces derniers jours une centaine de nouveaux cas quotidiens, plus qu'au début de la crise qui semblait avoir épargné le pays coupé du reste du monde. Mais les experts estiment que les chiffres sont bien plus importants, en raison du manque de tests disponibles et d'infrastructures médicales déliquescentes. Dans un tweet, le Comité national suprême d'urgence de lutte contre le Covid-19 a appelé "le ministère de la Santé publique et de la Population à déclarer l'état d'urgence sanitaire dans toutes les régions, de renforcer l'état de préparation des hôpitaux et de fournir des équipements de protection pour le personnel médical".Cette annonce intervient "en prévision de la possibilité d'une deuxième vague", a-t-il précisé. Le comité a également appelé à un "couvre-feu partiel" en fonction de la situation sanitaire dans les différentes régions. Il a demandé aux ministères compétents de faire fermer les salles de mariages et les mosquées en dehors des heures de prières ainsi que donner des congés aux fonctionnaires âgés ou atteints de maladies chroniques. Le comité est lié au gouvernement reconnu par la communauté internationale mais qui ne contrôle pas la totalité du territoire malgré l'appui du voisin saoudien dans la guerre menée contre les rebelles Houthis. Ces derniers, soutenus par l'Iran, se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, déclenchant le conflit au cours duquel ils ont pris une majeure partie du Nord. Les Houthis ne communiquent pas sur le nombre de contaminations dans les territoires qu'ils contrôlent. Depuis le début de la pandémie, les ONG préviennent que la crise sanitaire pourrait se transformer en catastrophe et accentuer le désastre humanitaire au Yémen, déjà considéré comme le pire au monde selon l'ONU. Les pays d'environ 30 millions d'habitants a officiellement enregistré quelque 3.500 cas d'infections dont 771 mortelles.

Libé
Mardi 23 Mars 2021

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