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Attaque meurtrière contre un hôtel du centre du Mali




Au moins deux personnes ont été tuées dans le centre du Mali dans la nuit de mercredi à jeudi au cours d'une attaque jihadiste contre une localité récemment visitée par le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, ont annoncé l'armée et le gouvernement.
L'attaque, à Bandiagara, s'est produite mercredi vers 21H00 GMT, selon des communiqués de l'armée et du ministère de la Sécurité. "Les éléments de la garde nationale ont repoussé une attaque terroriste contre l'hôtel +La falaise+", selon le ministère, qui fait état de "deux personnes blessées et deux terroristes neutralisés".
L'armée cite pour sa part un "bilan provisoire" de "deux blessés (1 garde et 1 civil)" et "côté assaillant un mort et 3 en fuite", ajoutant que des renforts ont été envoyés sur place.
Selon un témoin contacté par l'AFP, "au moins cinq assaillants armés se sont dirigés à pied vers l'hôtel +La falaise+ mercredi en tirant des coups de feu".
Les assaillants et l'armée ont échangé des tirs autour de l'hôtel, a ajouté la même source, précisant avoir "vu un jihadiste et un militaire malien à terre", qui "ne bougeaient plus".
Le Premier ministre a fait étape à Bandiagara le 26 mars, dernier jour d'une tournée dans le nord et le centre du pays.
Dans cette localité touristique touchée par la crise, il a notamment promis "la construction d'un pôle universitaire".
La veille, il avait assisté à une rencontre de réconciliation entre des dirigeants peuls et dogons à Koro (centre), où des dizaines de personnes ont péri dans de récents affrontements entre ces deux communautés.
"Nous allons désarmer de gré ou de force les milices. L'Etat ne sous-traite pas sa sécurité. Nous allons les désarmer", a-t-il assuré devant plus de mille personnes.
Les membres de la communauté peule accusent régulièrement les autorités de tolérer, voire d'encourager les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à leur encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, ce que démentent catégoriquement les représentants de l'Etat.
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.
Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.
Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.
Par ailleurs, les travaux d’une réunion de consultation stratégique sur la zone du Sahel se sont ouverts, mercredi à Nouakchott, avec la participation de représentants des Nations unies et de l’Union africaine (UA).
Intervenant à cette occasion, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé qu’il est certain que la rencontre consultative stratégique sur la zone du Sahel va conduire à une approche globale pour surmonter tous les obstacles et pour une mise en œuvre souple et efficace des stratégies relatives aux questions de sécurité et de développement.
Pour sa part, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahama, a indiqué que les réponses pour relever les défis de sécurité et de paix posés à la région doivent s’articuler autour d’un certain nombre de priorités, dont la neutralisation des groupes terroristes, la lutte contre les trafics de tout genre, la pacification de la Libye, l’accélération de la mise en œuvre du processus de paix au Mali, l’engagement de l’action de lutte contre la pauvreté, la promotion de l’éducation et l’amélioration de la gouvernance.
De son côté, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohamed, a relevé l’importance qu’accorde l’ONU à la région du Sahel compte tenu des menaces auxquelles fait face cette zone comme le terrorisme, l’absence de sécurité et les changements climatiques.

Vendredi 30 Mars 2018

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