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Appel au renforcement de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent

La débâcle de Daech dans la région irako-syrienne et le déplacement de ses combattants vers l'Afrique de l'Ouest et le Sahel posent de sérieux défis



Depuis 2002, le Maroc a démantelé 209 cellules terroristes, interpellé 3.535 personnes et mis en échec de plus de 500 projets dévastateurs.

Les participants à la conférence internationale annuelle sur "La lutte contre l'extrémisme violent: de nouvelles réponses à de nouveaux défis" ont appelé à la mise en place d'une coopération internationale efficace pour faire face au terrorisme et à l'extrémisme violent, un phénomène qui connaît une évolution rapide. Intervenant à l'ouverture, mardi à Rabat, de cette conférence, la Sous-secrétaire générale des Nations unies, directrice exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT), Michèle Coninsx, a noté que malgré la défaite du groupe Daech en Syrie et en Irak, le monde observe aujourd'hui des mutations au niveau de la menace terroriste, ce qui nécessite des approches nouvelles et innovantes et une large coopération internationale efficace pour lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers qui traversent les frontières internationales.

Dans ce contexte et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, les Etats s'attèlent à l'élaboration de stratégies de poursuite judiciaire, de réhabilitation et de réinsertion de ces combattants et des membres de leurs familles, a souligné Michèle Coninsx, notant que le DECT s'emploie de concert avec les gouvernements et ses partenaires internationaux et régionaux, à renforcer les approches nationales en matière de poursuite et de réinsertion, conformément aux normes internationales et régionales et aux lois nationales. La responsable onusienne a estimé que la débâcle de Daech dans la région irako-syrienne et le déplacement de ses combattants vers des régions telles que l'Afrique de l'Ouest et le Sahel posent de sérieux défis qui requièrent d'intensifier les efforts qui tiennent compte du facteur genre, en impliquant les femmes dans cette entreprise. Pour sa part, le président du Policy Center for the New South (PCNS), Karim El Aynaoui, a jugé nécessaire une complémentarité entre les dimensions pratiques et scientifiques pour comprendre le phénomène de l'extrémisme violent et s'attaquer à ses causes profondes et ses défis, ainsi qu'un échange d'expériences entre divers secteurs et entre les décideurs politiques et le monde universitaire.

Il a également mis en lumière le rôle central de l'éducation, de la culture et de la promotion des services publics au niveau local et décentralisé, ainsi que la coopération, la précaution et la réflexion sur de nouvelles solutions innovantes. De son côté, le représentant du directeur général de l'Organisation du monde islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Abdelilah Benarfa, a souligné le rôle de la culture dans la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme à travers la construction d'une personnalité conciliée avec son environnement. A cet égard, il a estimé que la culture peut également jouer un rôle efficace dans la phase post-terroriste, proposant à cet égard de mettre à contribution les valeurs culturelles pour la réinsertion et la réconciliation, de mener une révision idéologique et de créer des espaces de dialogue et de réunion. Il a fait savoir que, dans le cadre de sa coopération avec de nombreuses institutions marocaines, l'ISESCO a signé un accord avec la Rabita Mohammadia des oulémas pour développer un ensemble de programmes et de projets qui s'inscrivent dans l'approche proactive de lutte contre l'idéologie extrémiste.

L'Organisation islamique vise aussi à coopérer avec les universités et les instituts de recherche et de formation dans le but de déconstruire le discours extrémiste, a dit Abdellah Benarfa, rappelant le lancement de l'élaboration du premier guide pour les institutions universitaires et de recherche dans ce domaine, et la première encyclopédie internationale sur la déconstruction du discours extrémiste. Pour sa part, le commissaire divisionnaire à la section antiterroriste au Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), Mohamed Nifaoui, a relevé que le Maroc a réussi depuis 2002 à démanteler un total de 209 cellules terroristes, l'interpellation de près de 3.535 personnes, et la mise en échec de plus de 500 projets dévastateurs. Les travaux de cette Conférence, organisée par l'Observatoire marocain sur l’extrémisme et la violence (OMEV) en partenariat avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, le Policy Center for the New South et la Rabita Mohammadia des oulémas, se sont étalés sur trois jours, avec la participation d'experts et de spécialistes des questions du terrorisme et de l'extrémisme violent de différents pays ainsi que des institutions régionales et internationales.

En raison de l'état d'urgence sanitaire en vigueur, la conférence s'est déroulée en mode hybride, présentiel et en visioconférence, tout en garantissant les conditions de prévention et de sécurité des participants représentant le Maroc, l'Algérie, l'Arabie saoudite, l'Autriche, la Belgique, l’Egypte, l'Espagne, les EtatsUnis, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, le Sénégal, le Nigeria, le Kenya, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, la Suisse, l'Hongrie, le Portugal, la Norvège, la Roumanie, Malte, et les Philippines.

Libé
Jeudi 18 Février 2021

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