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Intervenant à l’occasion de la présentation, au siège de la Cour suprême du Mexique, d’un ouvrage collectif intitulé "Droits de l’Homme : défis et perspectives contemporaines dans un monde globalisé", Mme Bouayach a souligné que l’évolution des droits de l’Homme au Maroc reste étroitement liée à la consécration de l’édifice démocratique.
Ce processus, a-t-elle souligné, vise à rehausser la dignité humaine d’un simple concept abstrait à une référence centrale qui oriente les réformes constitutionnelles, législatives et institutionnelles, faisant des droits de l’Homme un cadre structurant pour la législation et les politiques publiques.
A cet égard, Mme Bouayach a détaillé les fondements du concept d’Etat protecteur ou défenseur des droits de l’Homme, tel qu’il se manifeste dans l’expérience marocaine, sur la base de cinq piliers essentiels, à savoir le respect de l’Etat de droit et la prévention de toute violation émanant de l’Etat lui-même ; la protection des droits à travers des mécanismes judiciaires et non judiciaires ; la promotion des droits de l’Homme à travers les politiques publiques ; la garantie de l’effectivité des droits ; et l’instauration du principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.
La responsable marocaine a rappelé que le Royaume a connu, au fil des deux dernières décennies, un tournant décisif plaçant les droits de l’Homme au cœur du débat public et renforçant l’implication des citoyens.
Ce processus, a-t-elle dit, a conduit à la création de l'Instance Equité et Réconciliation, chargée de solder le passif des violations passées des droits de l'homme, dont les recommandations ont constitué le socle de réformes constitutionnelles, législatives et institutionnelles majeures.
A cette occasion, Mme Bouayach a réitéré les trois piliers de l’approche marocaine en matière de réformes, à savoir la recherche du consensus au lieu du compromis, la mise en place de solutions adaptées au contexte national, et l’implication et la participation de l’ensemble des acteurs dans le cadre d’une démarche participative couvrant toutes les régions du Royaume.
Selon elle, l’expérience marocaine montre que la construction d’unEttat protecteur ou défenseur des droits de l’Homme est un processus progressif et participatif, fondé sur le dialogue et l’adaptation aux spécificités nationales, et qui tient compte de l’universalité des droits de l’Homme dans ses trois dimensions : la prévention, la protection et la promotion.
L'ouvrage collectif présenté, disponible au catalogue de la Cour suprême du Mexique, est publié avec le soutien et la coopération de l’Université espagnole Rey Juan Carlos et du Tribunal électoral relevant du pouvoir judiciaire mexicain.
Outre Mme Bouayach, plusieurs experts et spécialistes du droit et des droits de l’Homme ont contribué à cet ouvrage. Majoritairement issus de pays d’Amérique latine, notamment le Mexique, la Colombie, le Brésil, le Pérou et l’Equateur, les contributeurs comptent également des experts d’autres pays, dont l’Espagne, le Maroc et la Géorgie.








