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Alors que le FLN ressasse ses anciennes thèses sur le Sahara : Les USA confortent la position marocaine




Alors que le FLN ressasse ses anciennes thèses sur le Sahara : Les USA confortent la position marocaine
Les travaux du Conseil national du Front de libération nationale algérien se sont achevé avec l'adoption des projets de résolutions qui lui ont été soumis. Ses 550 membres ont, entre autres, approuvé, à l'unanimité, la résolution de soutien de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika aux élections présidentielles de 2009.
Dans une conférence de presse tenue à l'issue des travaux,  le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem en a traité. Il a également évoqué un certain nombre de questions touchant tant à la situation intérieure de son pays, qu'aux questions du pétrole et des relations maroco-algériennes.
Ceux qui ont suivi sa prestation ont redécouvert en lui un tribun au verbe haut et à la verve incommensurable. C'est un homme qui séduit tant par sa facon de parler que par sa propre explication des évènements. Mais il y a eu tromperie sur la marchandise en ce sens que les journalistes présents, certes acquis à sa cause, ont dû mal saisir le sens des circonlocutions auxquelles il a eu recours pour justifier son indéfectible soutien à la cause présidentielle et surtout à celle de ses affidés des temps jadis où il était premier ministre ; à savoir le Polisario. C'est un autre épisode de la mystification en cours depuis la récupération de nos provinces sahariennes et qui ressasse les mêmes rengaines pour faire accroire en la réalité d'une chimère que l'Algérie a créée de toutes pièces. Sur ce plan, son laïus a tout juste servi à alimenter le glossaire des milliers de déclarations serinées depuis tellement longtemps qu'elles ne trompent plus personne. A défaut de réalisme et d'objectivité, Belkhadem s'est complu en incantations hostiles au Maroc et à la pérennité desquelles il a lui-même participé.
Traitant des relations maroco-algériennes, le secrétaire général du FLN a, en effet, souligné que les soi-disant campagnes médiatiques menées contre l'Algérie « n'arrangent en rien les relations fraternelles entre les deux pays ».
« Nos frères marocains nous reprochent notre soutien à la cause sahraouie », a-t-il relevé, ajoutant que « si le Maroc veut résoudre la question du Sahara occidental, il doit accepter le principe d'autodétermination du peuple Sahraoui ». Ce qu'il a fait, comme chacun le sait, en proposant son « initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara ». Une initiative de compromis, novatrice, responsable et ouverte qui, par son contenu et sa finalité, permettra à tous les sahraouis, qu'ils soient de l'intérieur ou de l'extérieur, de gérer eux-mêmes leurs affaires démocratiquement à travers différents organes législatif, exécutif et judiciaire représentatifs. Cette initiative vise à donner un contenu concret au  principe de l'autodétermination que Belkhadem a évoqué, à travers une expression libre, démocratique et moderne sur le statut d'autonomie. Elle est donc, comme l'indique sa lettre d'accompagnement, « conforme à la légalité internationale et intègre les normes et standards internationaux en matière d'autonomie tout en garantissant le respect et la promotion des droits de l'Homme tels qu'ils sont universellement reconnus et consacrés par la Constitution du Royaume ». Ce qui n'a pas l'heur de plaire à la Nomenklatura algérienne, mais les grandes puissances y ont applaudi. Dernière preuve en date : le secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Proche-Orient démissionnaire, David Welch, a réaffirmé que cette initiative est «la plus probable» pour le règlement de la question du Sahara.
«Il y a une proposition marocaine sur la table. Nous considérons qu'elle est sérieuse et pour les Etats-Unis, elle est la plus probable», a insisté M. Welch, lors d'une rencontre avec les représentants de certains médias accrédités à Washington.
Selon lui, «le projet d'autonomie sous souveraineté marocaine va dans l'intérêt des populations sahraouies».
Il a, par ailleurs, souligné que «nous devons travailler durant les mois et années à venir sur l'amélioration des relations entre les pays du Maghreb».
«Il est difficile de concevoir un avenir productif pour la région sans une amélioration dans les relations entre le Maroc et l'Algérie», a estimé David Welch.
«Nous devons en quelque sorte travailler dans ce sens», a-t-il dit, notant que l'administration du président Bush transmettra à celle qui va lui succéder «un dossier positif sur le Maghreb».
Il convient de travailler sur cette question «pour des raisons de sécurité», a encore affirmé M. Welch, expliquant que «ce qui se passe en Mauritanie et la violence continue en Algérie constituent un grand risque pouvant affecter la région». Pour s'en convaincre, il suffit de relire les commentaires récents de la presse algérienne elle-même.


Mohamed Sakhi
Mardi 23 Décembre 2008

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