Agatha Christie au faîte de sa gloire, 40 ans après sa mort

Samedi 19 Septembre 2015

Près de 100 ans après avoir été écrits, les romans d'Agatha Christie continuent de se vendre par millions dans le monde, une performance dont le mystère n'a pas encore été percé à ce jour, au centre d'un festival à Torquay, sa ville de naissance. Certes le roman policier est devenu un genre majeur ces dernières années. Mais comment des intrigues situées dans la première moitié du XXème siècle, décrivant une société qui n'existe plus, des meurtres à l'aide de poisons démodés et des personnages désuets continuent-ils de tenir le public en haleine? "C'est difficile à expliquer", répond de prime abord son unique petit-fils Mathew Prichard, gardien de l'œuvre de la reine du crime morte en 1976. Avant de rapidement avancer l'argument de la "simplicité", face à une question qui lui a été maintes fois posée. "Ma grand-mère a écrit des livres pour distraire les gens", que ce soit sur  un lit d'hôpital ou lors d'un voyage en train, dit-il à l'AFP.
"Ses intrigues sont donc très simples à comprendre, même pour ceux qui ne lisent pas beaucoup". John Curran, expert de la romancière et auteur des "Carnets secrets d'Agatha Christie", évoque aussi l'accessibilité des textes d'une auteure qu'enfants comme universitaires peuvent dévorer avec le même plaisir, si ce n'est avec la même grille de lecture.
Amateurs et spécialistes se sont donné rendez-vous à Torquay la semaine dernière, pour dix jours, pour assister à de très sérieuses lectures et conférences destinées à décortiquer l'œuvre et la vie de la romancière, née il  y a 125 ans dans cette petite ville de la Riviera anglaise. Mais aussi pour plonger dans son univers intime fait de causeries autour d'une tasse de thé, de  dîners avec nappe blanche et majordome et de demeures confortables aux jardins fleuris. Seul le cadavre habituel devrait manquer à l'appel.
Au total, quelque 100 événements ont été organisés et plus 10.000 personnes venues du monde entier ont pris part à cet évènement, explique Pam Beddard, chargée de la communication du  festival. Initiée il y a une dizaine d'années pour attirer les touristes, la manifestation a pris un tour plus sérieux l'an dernier.

 


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