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S’exprimant lors d’une rencontre-débat organisée la semaine dernière à Safi, Abdelhadi Khairat a tenu à préciser que les Usfpéistes sont préoccupés par des questions cruciales que le Maroc ne peut ignorer ou nier. « Il existe un grand fossé entre la classe politique et la société civile. Et ce vide semble s’élargir surtout qu'il y a d’un côté un centre qui monopolise la prise de décision et de l’autre des partis, des syndicats et des associations qui jouent un rôle secondaire dans une pièce de théâtre, d’une mise en scène médiocre.
Abdelhadi Khairat a rappelé que la revendication des réformes politiques a été déjà sujet d’un mémorandum adressé à sa Majesté le Roi après, bien sûr, concertation avec les alliés du parti qui a émis l'espoir de voir ces réformes appliquées avant les dernières élections communales. Malheureusement, cela n'a pas été le cas et nous avons constaté un changement inquiétant dans l'attitude et le comportement de l'administration.
La corruption électorale a atteint des proportions intolérables à tel point que les institutions représentatives du pays sont orchestrées et dominées par les marchands et les mafias de ces élections, a-t-il fait savoir. Il a sévèrement critiqué l'engouement affiché des partis politiques pour ce genre d'élus dans une tentative désespérée de retrouver un rapport de forces fictif. Cette situation a été derrière la désaffection politique des Marocains qui plus est ne votent plus comme par le passé.
On ne peut plus taire cette situation, se contenter de jouer le rôle de spectateur et cette période de transition ne doit aucunement perdurer sans fin.
Nous avons procédé à une réconciliation sans précédent pour préserver la stabilité du pays et payé très cher lorsque Feu Hassan II nous a demandé de prendre la responsabilité car le Maroc, à cette époque, était en crise cardiaque.
Dans ce cadre, il a tenu à préciser que le vote pour la Constitution est un signe fort pour le renforcement de la confiance et l'entame d'une nouvelle étape de réconciliation donnant lieu ainsi au gouvernement d'alternance qui a participé activement à redresser la situation après le désastre qui a affecté le pays des décennies durant.
Il fallait à cette époque procéder à de multiples réformes en dépit des poches de résistance qui ont fait des mains et des pieds pour faire échouer cette expérience.
Abdelhadi Khairat a affirmé que la démocratie est l'unique solution pour le renouvellement des élites et l'épanouissement des compétences, l'unique voie pour juger et demander des comptes à tous ceux qui gèrent la chose publique. Tout en critiquant ce qu'on appelle « le gouvernement de l'ombre » qui ralentit l'action du vrai gouvernement en place, il a insisté sur la non application de la Constitution malgré ses lacunes.
Il est temps de procéder à de nouvelles réformes politiques et constitutionnelles, nous avons appelé à une Monarchie parlementaire, nous voulons voir notre système politique se développer et partant évoluer vers la démocratie, a souligné le membre du Bureau politique.
Nous voulons inaugurer une nouvelle étape où il n'y aura plus de place à des candidats suspects. Sur un ton ferme, il a insisté également sur la responsabilité de l'État dans la lutte contre les fraudeurs et précisé que ce dernier qui arrive à démanteler des réseaux terroristes ne peut ne pas connaître ceux qui distribuent l'argent sale. Nous voulons une décision courageuse.
Evoquant sa position à propos du PAM, Abdelhadi Khairat a affirmé qu'il n’est pas contre la création d’un parti politique, mais refuse l’impartialité du pouvoir dans ce sens ou autre.
A ce propos, il s’est interrogé sur la révocation du délégué de l’éducation nationale à Marrakech, la radiation du président de l’Union nationale des ingénieurs et la mutation du délégué de l’artisanat à la même ville ocre tout simplement par ce qu'il sont tous des Ittihadis
Le responsable ittihadi a considéré l’éviction des Ittihadis de la gestion de la chose publique comme une nouvelle forme d'éradication qui constitue un danger pour la démocratie et une vraie menace pour les élites et les compétences.
« Je ne comprends pas comment une ville comme Agadir vote dans son ensemble pour l’USFP qui se retrouve par la suite exclue de la gestion de cette ville. Ce qui a contraint les habitants de la ville à observer un sit-in de protestation pour réclamer et imposer Tarik Kabaj».
Sur un autre registre, Abdelhadi Khairat a considéré la gauche comme un moyen de protection, mais qui a été victime de calculs étroits. Victime parce que la gauche croit aux nobles valeurs, ne fait pas des élections comme un fonds de commerce, ne porte pas atteinte à cette opération « Nous ne sommes pas un parti, nous sommes un mouvement de libération national dont les sources découlent de la Résistance, l’Armée de libération nationale, la classe ouvrière, les universités et les confédérations nationales du Parti de l'IstiqlaI. C’est ce mouvement qui a libéré le pays en payant cher cette indépendance et qui a donné naissance à des militants et des nationalistes fidèles comme Mohamed El Maknasi, Fiqhi Basri, Abd Essalam Jabli, El Haj Omar Sahli et Abd Lazziz El Masi. Aujourd’hui, on a besoin de redonner de la crédibilité à nos institutions pour renforcer la confiance des citoyens et les nouvelles générations.
Nos questions sont d’une grande acuité et attendent des réponses. Je crois qu’on n‘a pas le choix à part une nouvelle période de réformes politiques et constitutionnelles afin d’ancrer la démocratie et l’Etat des institutions », a-t-il conclu.