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4 morts dans des violences à Bangui en Centrafrique




Des affrontements entre des hommes armés et les forces de sécurité qui tentaient d'interpeller un "chef de groupe d'auto-défense" ont fait quatre morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommnautaires dans la capitale centrafricaine, a-t-on appris mercredi auprès de la police centrafricaine. De source policière, "un chef de groupe d'autodéfense connu sous le sobriquet de +Big Man+, impliqué dans de nombreuses exactions a fait l'objet d'une interpellation par les forces de sécurité intérieures appuyées par la force de la Minusca (Casques bleus). Big Man et ses éléments ont opposé une résistance. Une fusillade a éclaté et le chef a été neutralisé ainsi que deux de ses hommes". "Des tirs tantôt rapprochés ou sporadiques ont été entendus durant la fin d'après-midi jusqu'à la nuit tombante. Les hommes de Big Man ont lancé des repré- sailles contre la paroisse Saint Mathias et une église apostolique dont les membres ont été encerclés", selon la même source. Un pasteur de l'église apostolique venu demander aux croyants de quitter les lieux, a été pris à partie et poignardé mortellement, selon un membre de sa famille. La victime, Jean-Paul Sankagui, avait été conseiller en communication à la Primature auprès de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003). "Le pasteur de mon église au PK-5, Jean-Paul Sankagui, a été assassiné et l'église brûlée", a confirmé à l'AFP Lazare Ndjadder du Collectif 236 KM5, une association militant pour la paix. Aucun bilan officiel n'était encore établi. Toutefois, selon la police, "les éléments de la Minusca ont circonscrit la zone de la fusillade et ont réussi à contenir les velléités des hommes de Big Man". Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5. La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de dé- placés. L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.

Libé
Mercredi 8 Février 2017

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