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​Youssouf Amine Elalamy lauréat du prix Orange du livre en Afrique




​Youssouf  Amine  Elalamy  lauréat du  prix Orange  du livre  en Afrique
L’écrivain et artiste marocain Youssouf Amine Elalamy a reçu mardi le prix Orange du livre en Afrique pour “C’est beau, la guerre” (éditions Le Fennec), récit d’un comédien contraint à l’exil après avoir été chassé de son pays, ravagé par une guerre fratricide.
Organisé par la Fondation Orange en partenariat avec l’Institut Français, le prix Orange du livre en Afrique récompense chaque année un roman écrit en langue française par un écrivain africain et publié par un éditeur basé sur le continent africain. Le prix dont l’ambition est “de porter des talents et de promouvoir l’édition locale africaine”, est doté de 10.000 euros et le titre lauréat est assuré de bénéficier d’une campagne de promotion au-delà de son pays d’origine.
Dans “C’est beau, la guerre”, un jeune comédien, chassé de son pays par une guerre fratricide, embarque sur un rafiot pour prendre la route de l’exil. Placé dans un camp de réfugiés après la traversée, il décide d’utiliser ses talents de comédien pour ressusciter les morts et soulager ainsi la douleur de ses compagnons d’infortune...
Né en 1961 à Larache, Youssouf Amine Elalamy est l’auteur de plusieurs romans écrits en arabe, en français ou en anglais. Il publie son premier livre, «Un Marocain à New-York», en 1998. Celui-ci s’inspire de ses années d’études passées aux Etats-Unis. Publié à son retour à Rabat, son récit connaît un succès retentissant. En 1999 il remporte le prix du meilleur récit de voyage décerné par le British Council International. Un an plus tard, il marque à nouveau les esprits avec la publication du roman «Les Clandestins» (Eddif, 2000) mettant en scène le destin tragique de treize immigrants traversant la Méditerranée. Son récit remporte le Prix Grand Atlas en 2001, décerné par l’ambassade de France au Maroc. En 2013, il publie «Amour nomade» (La Croisée des Chemins, 2013), conte poétique narrant la rencontre de trois personnages réunis par l’écriture.
Enseignant en stylistique et en médias à l’université de Kénitra, Elalamy est également l’auteur de plusieurs articles sur l’image, la photo ou encore la mode, parus aussi bien dans la presse nationale qu’internationale. Si la double-culture et le voyage vers l’inconnu reviennent fréquemment dans ses textes, il se plaît par ailleurs à expérimenter autour de l’écrit, refusant les étiquettes de genre littéraire. Autant artiste qu’auteur, il associe fréquemment ses ouvrages à des projets artistiques ; il a ainsi donné vie, en collages, aux 50 personnages qui peuplent son roman «Miniatures» (Hors-Champs, 2004).
Écrivain francophone, il est aussi l’auteur d’un des premiers romans écrits entièrement en darija (arabe dialectal), «Tqarqib Ennab» (Khbar Bladna, 2005), qui fut adapté et joué par le Théâtre Nomade en 2013. La pièce, jouée dans une douzaine de villes marocaines, a rencontré un franc succès.
Rappelons enfin qu’un total de 38 romans, issus de 14 pays africains différents, étaient en lice pour le prix Orange du livre en Afrique. La sélection des six romans finalistes a été réalisée par six comités de lecture basés en Tunisie, au Sénégal, en Guinée, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Mali.
Le jury, composé de journalistes et d’écrivains africains et français était présidé cette année par l’écrivaine et poétesse ivoirienne Véronique Tadjo, lauréate du grand prix littéraire d’Afrique noire en 2005.
L’an dernier, le prix Orange du livre en Afrique avait récompensé l’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal pour “Munyal, les larmes de la patience” (Proximité, Cameroun).

Jeudi 4 Juin 2020

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