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​Patronat et experts-comptables appellent à réorienter les financements vers les entreprises en difficulté




​Patronat et experts-comptables  appellent à réorienter les financements vers les entreprises en difficulté
Le président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables (OEC), Amine Baakili, a souligné, vendredi lors d’une visioconférence, l’importance de réorienter les capacités de financement vers les entreprises en difficulté, en vue de préserver le tissu économique national après la crise du nouveau coronavirus (Covid-19). 
“Il faut anticiper qu’un nombre très important de sociétés, notamment les PME et les PMI, auront du mal à s’en sortir de la crise actuelle”, a affirmé Amine Baakili qui s’exprimait lors d’un webinaire organisé par l’OEC, en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), sous le thème “La relance économique post-Covid-19”, relevant que la préservation du tissu économique impliquera des financements très importants et donc une réorientation des capacités de financement vers les entreprises en difficulté.
Après avoir noté que les mesures financières d’urgence et les mécanismes de soutien mis en place par le gouvernement ont permis de réduire le choc engendré par l’arrêt brutal de l’économie, le président du Conseil national de l’OEC a appelé à mettre en place d’autres dispositifs alternatifs qui permettront de répondre à la problématique de financement, en particulier pour les entreprises en difficulté.
“Je pense notamment aux marchés financiers qu’il faut redynamiser, aux banques qui doivent participer de manière active à cet effort de financement”, a-t-il précisé, ajoutant que l’Etat peut également réfléchir à renforcer ses participations financières dans les entreprises stratégiques en difficulté, même d’une manière temporaire, et à encourager le recours à des moyens alternatifs, dont le Crowdfunding, à travers des mesures fiscales appropriées.
Au sujet de la loi de Finances rectificative, il a indiqué que son élaboration sera “une tâche difficile, faute d’hypothèses fiables, d’autant plus que les effets du Covid-19 changent de manière régulière la donne”.
Cette loi de Finances permettra de sauver l’économie nationale à travers des actions de relance, a-t-il dit, estimant qu’elle va probablement intégrer les mesures fiscales prises par le Comité de veille économique, et réaménager les délais des amnisties, comme elle doit clarifier les sujets tels que les délais de droit commun qui ont été reportés pour un certain nombre d’entreprises.
Elle devrait également comprendre certaines mesures pour encourager l’investissement et aider les entreprises à sortir de cette crise, et ce notamment par la recapitalisation par fonds propres des entités en difficulté à travers une revue de la philosophie et le fonds des amnisties qui ont été contenus dans la loi de Finances de 2020, a-t-il ajouté.
De son côté, le président du patronat, Chakib Alj, a indiqué que la CGEM a proposé sept mesures phares pour le plan de relance paramétrables selon le secteur et le degré/durée de l’impact de la crise engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus, à savoir “la gestion de la masse salariale”, “l’extension de l’assurance maladie obligatoire (AMO)” et le “maintien et la priorisation des investissements et des achats publics”
Il s’agit également, selon le président de la confédération patronale, “des politiques d’achats publics et d’une orientation vers le contenu local”, “des dettes de long terme conditionnées”, “des mécanismes pour la reconstitution des fonds propres” et “d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) incitative à la demande et lutte contre l’informel”.
“Pour la CGEM, la relance doit s’inscrire dans le cadre d’un nouveau pacte entre l’Etat, le citoyen et les entreprises, dont les mots d’ordre seraient la confiance, la transparence, l’efficacité et l’inclusion”, a-t-il poursuivi. Il a, en outre, rappelé les principales conclusions de l’enquête lancée par la CGEM pour évaluer l’impact de la crise induite par le Covid-19 sur l’activité économique, relevant, dans ce sens, que les résultats de cette enquête ont été plutôt alarmants dans le sens où les entreprises sont extrêmement inquiètes sur l’avenir de leurs activités.
En effet, 63% des entreprises questionnées ont demandé au moins un report d’échéance (bancaire, fiscale, sociale), tandis que 23% des répondants ont demandé 3 reports en même temps, a-t-il fait savoir, notant que les entreprises sondées craignent également la perte de près de 56% de leurs effectifs. Certes cette crise est inédite, toutefois elle constitue une occasion pour “remettre en question toutes les choses qui ne fonctionnaient pas avant. J’espère qu’on va redémarrer avec une vision beaucoup plus positive, claire et dynamique et nous avons tous les atouts pour réussir”, a conclu Chakib Alj. 

Hausse du PNB consolidé du CIH

Le Groupe CIH Bank a réalisé un produit net bancaire (PNB) consolidé de 665,7 millions de dirhams (MDH) au terme du premier trimestre 2020, en hausse de 13,3% par rapport à la même période de l’exercice précédent.
La croissance de l’activité commerciale combinée à la poursuite de l’optimisation du coût des ressources a induit la progression de la marge nette d’intérêt de 19,8% et du PNB consolidé de 13,3%, fait savoir la CIH Bank dans un communiqué. Quant au total bilan consolidé, il s’est établi à 78 milliards de dirhams (MMDH), en progression de 3,9% par rapport à décembre 2019, relève la même source.
Ainsi, le résultat brut d’exploitation (RBE) consolidé s’est élevé à 94,7 MDH, en baisse de 54,5% par rapport à mars 2019 sous l’effet de l’intégration de 100% du don au fonds Covid-19 dans les frais de gestion en conformité avec les normes IAS/IFRS, souligne CIH Bank.

Baisse du CA de la SNEP 

Le chiffre d’affaires (CA) de la Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) s’est établi à 220,3 millions de dirhams (MDH) au terme du premier trimestre 2020, en baisse de 11,3% par rapport à la même période de l’exercice précédent. 
Au terme du premier trimestre 2020, le CA s’est élevé à 220,3 MDH contre 248,5 MDH à fin mars 2019, indique la société dans un communiqué financier, ajoutant que ce ralentissement des ventes est lié  aux premiers effets de la  crise de Covid-19 sur son  
activité.
Par ailleurs, l’endettement financier a atteint 257,8 MDH à fin mars 2020, contre 324,8 MDH au T1-2019, soit une amélioration de 67 MDH, relève la même source. Ainsi, la SNEP poursuit la réalisation de son plan de développement en veillant de près à ce que ses fournisseurs d’équipements et de services réduisent au maximum les retards de livraison enregistrés ou à venir, causés par la pandémie actuelle, poursuit le communiqué.

Mardi 26 Mai 2020

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