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​Les voix sublimes de quatre figures féminines de l'Aïta résonnent à Bruxelles




Les voix sublimes de quatre figures féminines de l'Aïta et du répertoire musical amazigh des Rways ont résonné, vendredi soir à Bruxelles, lors d'un concert haut en couleurs organisé dans le cadre du festival " Darna Fest - Échos de cérémonies marocaines". A cette occasion, les quatre artistes ont proposé à un public enthousiaste dans la prestigieuse salle de spectacle "Ancienne Belgique" des prestations qui illustrent la diversité culturelle du Maroc et rappellent la beauté et la splendeur de ses paysages naturels. Devant une salle archicomble, c'est la diva de l'art de l'Aïta Mersaouia, Khadija El Bidaouia, qui a ouvert le bal. Figure emblématique de la chanson populaire marocaine, elle a d'emblée conquis l'assistance avec sa voix aussi puissante que mélodieuse, son charisme et sa vivacité sur scène. Incarnant l'aspect contemporain de l'Aïta, Khadija El Bidaouia a fait danser le public aux rythmes entraînants de morceaux puisés dans le riche répertoire musical populaire, le plongeant au cœur de l'ambiance unique et festive des cérémonies marocaines.
L'Aïta a été également représentée lors de ce concert par Khadija Margoum, qui a côtoyé de grands noms de cet art comme Fatna Bent L'houcine, Cheikha Hamounia ou encore les frères Ben Aguida, avant de se frayer une place de choix sur la scène musicale populaire au Maroc. Sa voix chaleureuse et expressive, son authenticité et son entrain ont vite séduit l'assistance qui a accompagné sa prestation de youyous et de vifs applaudissements.
Après l'art de l'Aïta, c'était au tour de la musique amazighe d''être sur la scène. Le public bruxellois a eu ainsi l'occasion de découvrir Fatima Tachkout, qui incarne la nouvelle génération des Rways et se démarque par des textes qui traitent des questions actuelles, sociales et humaines. La jeune Rayssa a fait vibrer l'assistance en interprétant des chansons amazighes aux rythmes envoûtants, magnifiées par une chorégraphie tout en maîtrise et en finesse. Ce concert dédié au patrimoine musical marocain a été clôturé en beauté par l'incontournable Fatima Tihihit qui perpétue aujourd'hui la tradition des Rayssates.
Considérée comme l'une des plus importantes héritières de ce patrimoine musical amazigh du Souss, Tihihit a gratifié l’assistance de quelques-unes de ses créations personnelles les plus appréciées. Elle a également tenu à rendre hommage aux illustres Rayssates qui l'ont précédée en interprétant des chansons de leur riche répertoire.
Pour Brahim El Mazned, directeur artistique de ce concert, le choix s'est porté sur ces quatre artistes féminines afin de "mettre en avant l'art de Aïta et celui des Rways, deux grandes écoles de la musique marocaine très dynamiques et particulièrement appréciés au Maroc"."A travers cette soirée artistique, il s'agit également de faire connaitre ce très riche patrimoine musical aux publics belge et européen", a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.



 

Libé
Dimanche 22 Décembre 2019

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