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​Les femmes marocaines vivent trois ans de plus que les hommes

L’espérance de vie moyenne des Marocains est de 74 ans




​Les femmes marocaines vivent trois ans de plus que les hommes
La population mondiale a gagné six années d’espérance de vie entre 1990 et 2013, selon une importante étude dont les conclusions ont été rendues publiques, jeudi 18 courant, dans le journal médical britannique «The Lancet».
A en croire cette revue spécialisée, l’analyse des données statistiques recueillies auprès de 188 pays a révélé que l'espérance de vie a progressé aussi bien dans les pays riches que pauvres. Celle-ci serait passée de 65,3 ans en 1990 à 71,5 ans en  2013, ce qui fait une moyenne de 6 ans de gagné en l’espace de 23 ans.
Cette étude révèle que la plus forte progression a été observée parmi la population féminine dont l’espérance de vie a enregistré un bond moyen de 6,6 ans, entre  1990 et 2013.
L’espérance de vie a également progressé chez la population masculine mais un peu moins que chez les femmes. En effet, les hommes ont gagné 5,8 ans de plus lors des deux dernières décennies. Ce qui n’est pas rien, surtout quand on voit l’état dans lequel évolue le monde actuellement.
Après analyse des données statistiques de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), l’étude relève que l’espérance de vie des Marocains en 2013 était en moyenne de 74 ans pour les deux sexes, 76 pour les femmes contre 73 ans pour les hommes.
La probabilité de décès pour la tranche d’âge comprise entre 0 et 14 ans, toutes causes confondues, était de 3,03% pour les deux sexes (3,32% pour les hommes contre 2,72% pour les femmes).
Elle était en moyenne de 5,69% pour les deux sexes dans la tranche de 15 à 49 ans (7,05% pour les hommes et 4,37% pour les femmes).
Chez les 50 et 74 ans, la probabilité de décès était de 32,93% en moyenne pour les deux sexes (36,53% pour les hommes et 29,8% pour les femmes).Les progrès réalisés dans la lutte contre certaines maladies et le recul du nombre de décès chez les enfants expliqueraient cette tendance à la hausse de l’espérance de vie globale.
Il faut cependant noter que les raisons de l'allongement de la durée de vie moyenne diffèrent selon que l’on se trouve dans un pays riche ou pauvre.
Dans les pays riches, par exemple, la baisse des décès par cancers et maladies cardiovasculaires serait la principale explication de l’augmentation de l’espérance de vie, expliquent les auteurs de cette étude financée par la Fondation Gates.
Par contre, la réduction de la mortalité infantile aurait grandement contribué à relever l’espérance de vie dans les pays pauvres. A l’exception de l’Afrique subsaharienne, notamment l’Afrique Australe, où l'épidémie du sida réduit la moyenne de vie de la population.
S’agissant des pays pauvres, les auteurs de l’étude estiment, par ailleurs, que des efforts devaient être fournis davantage afin d’améliorer l’espérance de vie dans ces régions. Notamment dans la lutte contre les infections respiratoires, le paludisme et les diarrhées qui demeurent, à ce jour, les causes principales de décès pour bon nombre d’enfants de moins de 5 ans à travers le monde. 
A titre de rappel, quelque 2 millions d’enfants, âgés de 1 à 5 ans, meurent chaque année à cause de l’une de ces maladies.
Cité par la revue britannique, le Dr Christopher Murray, auteur principal de cette étude, estime que «les progrès réalisés face à un grand nombre de maladies et blessures sont bons et même remarquables. Mais nous pouvons et devons faire encore mieux». 
Quand bien même les progrès enregistrés au niveau de l’espérance de vie seraient inégaux selon les régions, tout semble indiquer que des efforts doivent être fournis concernant certaines maladies souvent négligées quand elles ne sont pas carrément oubliées.
A ce propos, l’étude appelle plus généralement à la nécessité de porter une attention plus accrue à certaines maladies chroniques qui, contrairement à bien d’autres, sont en hausse. C’est notamment le cas des cancers du foie, de l'insuffisance rénale chronique, du diabète ou encore des maladies liées à la consommation de drogues qui plombent encore l’espérance de vie de beaucoup de populations du monde. 

Alain Bouithy
Samedi 20 Décembre 2014

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