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​Le e-learning peine à remplacer la formation en présentiel

57% des étudiants ne souhaitent pas suivre de tels cours à l'avenir




​Le e-learning peine à remplacer la formation en présentiel
Une enquête réalisée quelques semaines après le basculement des universités vers l'enseignement 2.0, a révélé que la formation à distance au Maroc n'a pas réussi à remplacer les études en présentiel. 
De fait, 61,5% des enseignants estiment que l'enseignement à distance n'a pas réussi à remplacer celui en présentiel, et 57% des étudiants ne souhaitent pas suivre de tels cours à l'avenir. 
Telles sont des conclusions de l'enquête nationale intitulée "Continuité pédagogique et enseignement à distance en période de confinement : Perception et satisfaction des acteurs universitaires", menée par une équipe de professeurs universitaires marocains.
Autre fait saillant, les étudiants ne sont pas satisfaits de cette expérience d'enseignement à distance imposée dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19.
Dans la même veine, deux enseignants sondés sur trois se déclarent globalement satisfaits de leur expérience en cette période de confinement, alors que seulement deux étudiants sur 10 font part de leur satisfaction à cet égard. 
S'agissant des difficultés auxquelles fait face l'enseignement à distance, une majorité de 78% d'enseignants et de 65,4% d'étudiants évoquent en particulier les problèmes de connexion, considérée comme une condition sine qua non pour l'aboutissement d'un apprentissage de ce genre.
Parmi les autres obstacles, l'enquête cite le déficit constaté en matière d'interaction entre enseignants et étudiants, et le manque d'approches et de modalités partagées par les membres du corps enseignant.
L'enquête a été réalisée entre le 1er et le 12 mai 2020 sur un échantillon représentatif de 200 enseignants et 1.340 étudiants répartis dans plusieurs régions. Elle a été menée notamment par Amine Dafir et Taoufik Benkaarache, enseignants à la Faculté de droit de Mohammedia, Mohamed Belafhaili, enseignant à l'Ecole normale supérieure de l'enseignement technique (ENSET) de Mohammedia, Achraf Nafzaoui, de l'ENCG Kénitra, Redouane Benabdelouahed, de la Faculté de droit d'Ain-Sbaa, et Adil El Marhoum, de la Faculté de droit Rabat-Agdal.
Son objectif premier consistait à évaluer la satisfaction et le degré d'adaptation des étudiants et des enseignants au dispositif d'enseignement à distance instauré dans le cadre de l'urgence sanitaire. 

Mercredi 20 Mai 2020

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