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​Le Maroc en lice pour un 5ème Etalon de Yennenga

Le Fespaco de Ouagadougou fête son cinquantenaire sous tension




​Le Maroc en lice pour un 5ème Etalon de Yennenga
Le plus grand Festival de cinéma africain, le Fespaco de Ouagadougou, célèbre à partir de samedi son cinquantenaire dans un contexte tendu par la multiplication des attaques jihadistes au Burkina Faso. Quelque 165 films ont été sélectionnés pour cette 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), dont 20 longs métrages de fiction en compétition pour l'Etalon d'or de Yennenga, la récompense suprême. Pendant huit jours, du 23 février au 2 mars, le festival présentera aussi courts métrages, documentaires, séries télé, films d'animation, ainsi que des films d'écoles africaines de cinéma, en compétition dans les différentes sections.Outre 4.500 professionnels, les organisateurs attendent 100.000 spectateurs lors des 450 projections prévues dans neuf salles de cinéma de la capitale burkinabè, mais aussi à Bobo Dioulasso et à Ouahigouya, les deux autres principales villes du pays.
Depuis sa fondation en 1969, le Fespaco - devenu biennal en 1979 - s'est imposé à la fois comme la principale manifestation internationale pour les professionnels du 7e art africain et de sa diaspora, et comme une grande fête populaire. Mais plus encore qu'en 2017, le festival se tient cette année sous tension, avec la crainte d'une nouvelle attaque jihadiste. Les habitants de Ouagadougou restent marqués par trois attaques en trois ans contre la capitale, de 2016 à 2018, ayant fait au total près de 60 morts. Deux de ces attaques ont visé particulièrement des hôtels et restaurants fréquentés par des Occidentaux. Depuis qu'elles ont débuté il y a quatre ans, les attaques islamistes au Burkina sont d'intensité croissante. Depuis début décembre, une quinzaine ont été perpétrées, visant les régions du nord et de l'est du pays, tuant 80 personnes, civils et membres des forces de l'ordre. Ces dernières semblent impuissantes à enrayer ce déferlement de violences.
Soucieux de rassurer public et professionnels sur la sécurité de la seule manifestation de rayonnement mondial de ce pays sahélien très pauvre, le ministre burkinabè de la Culture, Abdoul Karim Sango, a assuré que "le gouvernement prendra toutes les dispositions" nécessaires.

Libé
Samedi 23 Février 2019

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