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​La Fédération du commerce et services dévoile son plan de relance post-coronavirus

La FCS plaide pour l’instauration de la préférence nationale de la commande publique




​La Fédération du commerce et services  dévoile son plan de relance post-coronavirus
Les entreprises du commerce et des services ont subi un impact fort sur leur activité variant de 30 à 70%, depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire.
Prenant la mesure de la gravité de cette situation, qui a poussé certaines sociétés à arrêter temporairement leurs activités et occasionné une perte d’emplois évaluée à 361.130 pour les deux secteurs, la Fédération du commerce et services (FCS) a élaboré une proposition de plan de relance adapté aux différentes branches des secteurs du commerce et des services. 
La feuille de route, qui adopte une approche d’intelligence collective, « vise le maintien de la continuité de l’activité des entreprises des deux secteurs tout en créant de la valeur évitant ainsi une vulnérabilité sociale à travers la préservation des emplois », souligne la présidente de la fédération créée en 1960, Bouchra Out Aghani.
Etabli après concertation avec les associations membres de la FCS, ce plan de relance s’articule autour de trois axes majeurs. Il contient « 75 mesures effectives adaptées aux spécificités des secteurs représentés et leur capacité de création de la valeur ajoutée », explique la fédération dans un communiqué rendu public récemment soulignant que l’ensemble des mesures proposées sont équilibrées entre celles destinées à relancer l’offre et d’autres à la demande.
Le premier axe est centré sur la sauvegarde de la continuité de l’activité. Il propose de préserver en urgence les secteurs du commerce et services « en permettant aux entreprises de supporter leurs besoins immédiats de liquidités pour le paiement des charges courantes critiques et éviter les faillites », souligne la FCS.
La fédération, qui représente aujourd’hui 64 associations professionnelles et plus de 2000 entreprises opérant dans les secteurs du commerce et des services, plaide ainsi pour le report de toutes les échéances bancaires, assurances, sociales et fiscales, et leur étalement sur l’année 2021.
Le deuxième axe met l’accent sur la préservation des emplois et le soutien de l’offre. Dans son communiqué, la FCS explique que cette proposition vise la « sauvegarde des compétences des entreprises et particulièrement celles des services ».
Selon la fédération, cette mesure aiderait à préparer de manière proactive la sortie de crise, et maintenir ainsi les emplois afin d’éviter une éventuelle baisse de la demande », explique-t-elle rappelant que le commerce et les services représentent conjointement 17,7% du PIB et assurent 6,5 millions d’emplois.
Le troisième axe s’intéresse à l’octroi de la visibilité et à la préservation de la compétitivité. En gros, il réunit des mesures structurantes visant à renforcer la confiance des acteurs en assurant un climat des affaires favorable à l’investissement, l’export, la digitalisation et la valorisation du capital humain. 
Sans tomber dans le protectionnisme, la fédération plaide pour « un rôle primordial de l’Etat à travers l’instauration de la préférence nationale de la commande publique ». Une stratégie pragmatique d’encouragement du Made in Morocco, souligne la Fédération.
La FCS, qui est par ailleurs affiliée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), poursuit en proposant des programmes d’appui adaptés aux ambitions des secteurs et la mise en place d’une stratégie de redynamisation inclusive et de mesures pour la réduction des délais de paiement inter-entreprises.
Dans son plan de relance, la fédération prend également le soin de proposer des pistes de financement à l’appréciation du gouvernement, consciente que les mesures suggérées auront un poids financier sur le budget de l’Etat. Des mesures relatives à la préservation du niveau de la balance des paiements ont été également recommandées.
Afin de garantir le respect strict des mesures sanitaires et des règles instaurées par les autorités compétentes et anticiper l’ouverture des activités des deux secteurs, la FCS dit ,par ailleurs, s’atteler à « élaborer des kits de reprise par branche avec l’appui des associations de branche et des pouvoirs publics ».
Enfin, comme elle le rappelle dans sa note, la mission de la Fédération du commerce et services de la CGEM est de participer au développement des différentes formes de commerce et services en accompagnant ses membres dans leurs réflexions, en clarifiant leurs spécificités par rapport à d’autres modèles, et en participant à la construction d’une doctrine juridique et fiscale adaptée.

Alain Bouithy
Lundi 8 Juin 2020

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