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​Fricotage à Sidi Ifni : La démocratie malmenée




​Fricotage à Sidi Ifni : La démocratie malmenée
La démocratie à l’épreuve à Sidi Ifni. Test grandeur nature via la vérité des urnes. Sauf qu’il y en a, de toute évidence, qui ont un vil intérêt à chercher désespérément à tirer vers le bas, à mettre les bâtons dans les roues de cette démocratie qui n’en finit pas de se faire transitoire.
Jeudi 21 décembre, Sidi Ifni a rendez-vous avec l’histoire au gré d’élections législatives partielles.
Des énergumènes qui n’ont cure de la transparence et de l’intégrité des consultations électorales avaient annoncé la couleur bien avant la campagne électorale pour persévérer dans leurs micmacs pendant. Détestables et ignominieuses pratiques qui vont à l’encontre d’aspirations et de visées versant dans l’instauration d’institutions crédibles.
Sidi Ifni donne aujourd’hui une piètre image de la démocratie avec la conception que s’en font certains individus manifestement trop nostalgiques d’un passé lugubre.
Devrait-on rappeler son rôle à un gouverneur censé être là pour empêcher ce genre d’abus au lieu de fermer les yeux sur ces festins intéressés organisés par un candidat caméléon qui s’est subitement découvert un côté trop « philanthropique », qui s’est soudainement voulu « généreux » à volonté, la fin d’un siège à Rabat justifiant les moyens les plus louches à ce qu’il paraît ?
Se cantonner dans l’attitude des trois fameux singes de la sagesse, n’a rien de sage pour ce haut représentant de l’autorité. Ce serait  plutôt à assimiler à de la franche partialité. Le comble pour un gouverneur tenu, de par sa fonction, de par la mission qui lui incombe, d’être hautement impartial.
La direction de l’USFP a tiré la sonnette d’alarme en recourant au ministère de l’Intérieur pour l’informer de toutes ces violations qui affectent ces élections partielles et pour lui rappeler son devoir de sauver ce qui peut encore l’être pour que le bon sens prévale, pour que ces consultations ne soient pas vidées de leur sens et pour que la volonté populaire ne soit pas confisquée.
Dans les règles de l’art, dans le respect le plus total de la procédure et des lois en vigueur, le candidat de l’USFP n’a eu de cesse d’interpeller le gouverneur, preuves à l’appui. En vain, hélas !
La balle est assurément dans le camp du ministère de tutelle … Il n’est pas trop tard. Pour le moment du moins.

Par Mohamed Benarbia
Mardi 19 Décembre 2017

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