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​Dialogue : Avec lui, c’est sans espoir




​Dialogue :  Avec lui, c’est sans espoir
On l’a tellement dit et redit que l’on se trouve pratiquement à court de titre … Que peut-on ajouter de plus après les « Dialogue à la Benky … », ou « Le dialogue social version Benkirane : un monologue antisocial », « Le dialogue biaisé de Benkirane »…
N’en déplaise à ces commentateurs de circonstances qui ont cherché à nous faire croire à l’issue des rencontres d’avant-hier entre syndicats et chef du gouvernement que celui-ci vient d’ouvrir toutes grandes les portes de l’espoir et de l’optimisme.
On doit comprendre par là que toutes ces revendications que la classe ouvrière ne cesse de faire valoir à travers les centrales syndicales seront satisfaites sous peu …
Ce serait là aller vite en besogne sachant que la position de Benkirane n’a pas évolué d’un iota à ce niveau.
C’était prévisible. Mais on ne peut reprocher aux syndicats d’avoir fait preuve de bonne foi en optant pour une rencontre directe avec le chef du gouvernement pour lui rappeler les conditions minimales pour qu’un dialogue en soit vraiment un.
Les représentants syndicaux ont eu tout loisir de constater à quel point le chef du gouvernement est entêté. Il tient comme à la prunelle de ses yeux, ou comme à sa cravate qu’il ne quitte désormais plus même quand il est devant un tajine de patates, à son ordre du jour au point unique consistant en SA réforme, à lui et à lui seul, de la retraite.
C’est au prix de gros efforts et d’une diplomatie à laquelle les syndicalistes nous ont trop peu habitués que ses interlocuteurs ont dû le persuader. Non pas de l’urgence qu’il y avait à revoir à la hausse des salaires, pensions et autres émoluments, ce qui aurait été trop beau. Non, il a juste daigné promettre qu’il allait penser à tout cela.
Et sans oublier de préciser que les caisses de l’Etat ne le permettent pas. Il faut bien qu’il laisse aux gouvernements à venir quelque chose à faire, a-t-il osé. Histoire de donner l’occasion au sein du gouvernement de se la couler douce. D’ailleurs, celui-ci ne semble pas avoir d’autres soucis que de pouvoir se targuer d’une certaine réduction des dépenses de l’Etat. Et tant pis, si c’est le citoyen qui trinque. 

Par Mohamed Benarbia
Vendredi 19 Juin 2015

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