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​Des dirigeants catalans renvoyés devant la justice pour tentative de sécession

​Des dirigeants catalans renvoyés devant la justice pour tentative de sécession




La Cour suprême espagnole a annoncé jeudi le renvoi en justice pour leur rôle dans la tentative de sécession d'octobre 2017 de dix-huit dirigeants catalans, dont le procès est attendu à Madrid début 2019.
Après la fin de l'instruction, le haut tribunal a confirmé l'accusation de rébellion contre neuf dirigeants indépendantistes en détention provisoire.
Parmi eux, l'ex-vice-président du gouvernement régional Oriol Junqueras et cinq autres membres de son exécutif (Joaquim Forn, Jordi Turull, Raül Romeva, Josep Rull et Dolors Bassa), qui risquent jusqu'à 25 ans de prison. Ces six dirigeants catalans sont également accusés de malversations.
L'ancienne présidente du parlement catalan Carme Forcadell ainsi que Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, anciens présidents de puissantes associations séparatistes, sont aussi accusés de rébellion.
Carles Puigdemont, ancien président catalan en exil en Belgique et figure centrale de la tentative de sécession, ne figure en revanche pas parmi les dirigeants renvoyés en justice, l'Espagne ne jugeant pas en absence.
D'autres membres de l'ancien gouvernement catalan doivent également être jugés pour malversation tandis que d'autres ex-élus doivent l'être pour désobéissance, des chefs d'accusation moins graves.
Après un référendum d'autodétermination interdit par Madrid le 1er octobre 2017 et marqué par des violences policières, la tentative de sécession avait culminé le 27 octobre avec la proclamation par les députés séparatistes majoritaires au parlement catalan d'une République indépendante.
L'ouverture du procès devrait tendre un peu plus les relations entre l'exécutif indépendantiste catalan et le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez, un an après la pire crise politique qu'ait connue l'Espagne en 40 ans de démocratie.
Les séparatistes, dont Pedro Sanchez a impérativement besoin pour faire approuver son budget au parlement, réclament la libération ou a minima l'abandon de certaines poursuites contre les séparatistes emprisonnés, qu'ils qualifient de "prisonniers politiques".
Le gouvernement, qui met en avant sa volonté de dialogue avec le nouvel exécutif catalan de l'indépendantiste Quim Torra, rétorque que la justice est indépendante même si certains ministres ont affirmé à titre personnel que leur incarcération compliquait la situation.
"Rien n'a changé. Les mots oui, mais pas les faits", a réagi Sergi Sabrià, porte-parole du parti d'Oriol Junqueras, la Gauche républicaine de Catalogne.
Amnesty International a réitéré début octobre sa demande de libération des dirigeants d'associations indépendantistes Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, sans se prononcer sur les autres détenus.  Pour l'ONG, les accusations de rébellion pesant sur eux suite à une manifestation, fin septembre 2017, ayant encerclé un bâtiment où la garde civile menait des perquisitions, sont disproportionnées.
La rébellion implique un "soulèvement violent et public". Ce jour-là, des voitures de la garde civile avaient été endommagées et des agents empêchés de sortir pendant plusieurs heures, mais la manifestation n'avait pas fait de blessés.
Le chef d'accusation de rébellion suscite un vif débat en Espagne et en juillet la justice allemande avait refusé d'extrader Carles Puigdemont pour ce motif en estimant que cette accusation n'était pas recevable en droit allemand.
La question de la Catalogne a fait remonter la tension dans le débat politique en Espagne. A droite, le Parti populaire (PP), au pouvoir à l'époque de la tentative de sécession, a haussé le ton contre Pedro Sanchez.

Samedi 27 Octobre 2018

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