​De grosses pointures de jazz s’invitent à Casablanca

Jazzablanca, une occasion de faire découvrir ce style musical encore «minoritaire» dans le paysage culturel marocain

Jeudi 16 Avril 2015

​De grosses pointures de jazz s’invitent à Casablanca
Après le franc succès de la 9ème édition, Jazzablanca revient, du 18 au 23 avril 2015, dans différents espaces publics de la métropole, offrant de la musique pour tous, avec des concerts valorisant la scène marocaine.  Jazzablanca qui, depuis sa création en 2006, a accueilli les plus grands noms du jazz, de Al Di Meola à Aloe Blacc, en passant par  Al Jarreau, Marcus Miller, Ibrahim Maalouf, ou encore Patti Smith, perpétuera la tradition avec des têtes d’affiche renommées tels Keziah Jones et Charlie Winston qui se disputeront la vedette de cette 10ème édition.  Six ans après sa prestation qui avait fait vibrer les spectateurs de Jazzablanca, Keziah Jones sera donc de retour à Casablanca le 23 avril courant sur la scène de l’Hippodrome de Casa-Anfa.  Charlie Winston, lui, donnera son spectacle le jeudi 19 avril sur la même scène.
« Dix ans, c’est l’âge de la maturité. Depuis 2006, de nombreux artistes ont créé l’événement dans les lieux emblématiques de Casablanca. Le festival n’a ainsi eu de cesse de cultiver ses différences et de proposer des concerts uniques et exceptionnels, la découverte de jeunes talents et la rencontre avec des légendes », souligne Moulay Ahmed Alami, producteur de l’évènement. « Chaque année, dit-il, Jazzablanca prend également soin de se renouveler. Cette volonté de proposer à chaque fois une affiche exigeante et surprenante continue à nous donner, à moi-même et à mon équipe, toujours autant de plaisir après dix ans. Et c’est avec le même enthousiasme que nous continuerons à partager avec vous notre passion ainsi qu’avec les centaines de milliers de festivaliers qui nous sont fidèles ».
La 10ème édition de Jazzablanca proposera donc cette année une programmation de haut niveau avec des valeurs sûres, de jeunes artistes qui font l’affiche et des incontournables, tous réunis pour six jours de mixité, de diversité et d’ouverture dans une ambiance festive et pleine de nouveautés.
Il est, par ailleurs, à rappeler que Jazzablanca qui prend plus d’ampleur, année après année, organise également un programme d’initiation au jazz pour les enfants en vue d’une représentation en public. L’initiative permettra à des jeunes artistes marocains de profiter de l’évènement pour se produire devant un public connaisseur et acquérir une notoriété dans le pays. Les concerts de rue leur sont réservés, une chance de toucher de nombreux spectateurs.    
D’autre part, cette rencontre  musicale, qui a vu le jour grâce à des passions communes et aux efforts conjugués des entreprises privées, autorités et professionnels de l’animation culturelle est, selon les organisateurs, l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir le jazz aux Casablancais, un style musical encore «minoritaire» dans le paysage culturel  marocain.  
« Symbole d’une musique exigeante mais toujours accessible, qui offre tous les métissages et déclinaisons, Jazzablanca confirme désormais son statut de festival incontournable à Casablanca et se positionne comme une référence au Maroc », ajoute le producteur de Jazzablanca, avant de conclure : «Tout cela concourt à en faire, non pas un festival de plus, mais un festival à part qui s’inscrit dans la tradition des manifestations musicales de qualité ». 

Ils ont dit

Patti Smith: Ma rencontre avec le public de Jazzablanca a été fantastique. Le Maroc est un pays libre avec de grandes qualités spirituelles. Je suis une grande admiratrice de cette nation et je suis très sensible à sa musique. 

Ibrahim Maalouf : La musique que je joue est entendue de manière plus juste et plus vraie par des oreilles issues de la culture arabe et maghrébine. A Jazzablanca, je me suis fait plaisir !

Majid Bekkas: Le métissage produit toujours de bons résultats. Le jazz en est un bel exemple et Jazzablanca permet de réunir dans un même lieu des musiciens du monde entier. C’est un festival du melting-pot et c’est ce qui fait sa richesse.

Stacey Kent: J’étais heureuse de chanter à Jazzablanca. J’aime me produire devant un public francophone et partager des chansons qui me sont chères comme Ces petits riens et Jardins d’hiver d’Henri Salvador.  

Mehdi Ouassat

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