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Listes électorales dénaturées




Le 12 juin 2009, date cruciale  dans la vie politique des Marocains qui seront appelés à exercer leur droit d’élire leurs représentants locaux.
Force est de reconnaître que le climat politique particulièrement morose qui domine depuis les dernières élections législatives, incite les différents intervenants à assumer pleinement leur responsabilité afin que ces échéances tant attendues apportent cette bouffée d’oxygène  dont le processus démocratique actuel a grand besoin.
Les expériences passées ont, hélas, démontré que les inscriptions sur les listes électorales ont toujours été à l’origine de la décrédibilisation du processus électoral et par là même d’échéances d’autant plus importantes qu’elles constituent le fondement de toute démocratie locale et qu’elles donnent tout son sens au concept même de proximité.
Nous croyions avoir tranché à jamais avec de telles pratiques, mais la toute dernière révision exceptionnelle des listes électorales vient de prouver que le mal persiste, les pratiques frauduleuses étant toujours de mise.
Des témoignages concordant affirment des cas de radiations abusives, sans que les citoyens concernés en aient été avisés.
Plus grave encore, plusieurs citoyens se sont trouvés dans l’impossibilité de s’inscrire sur une autre liste sous prétexte que leur carte nationale comportait une ancienne adresse, souvent celle de leur lieu de naissance, alors sachant qu’ils ne peuvent bénéficier d’un certificat attestant de leur lieu de résidence actuel dans les délais impartis à la révision exceptionnelle des listes électorales.
Listes électorales dénaturées
Dans certaines circonscriptions, les présidents des conseils communaux (comme dans les Caïdats d’Ouled Said, Lahdami, Lebrouj… dans la province de Settat), se sont activés avec la complicité de quelques agents d’autorité pour constituer un corps électoral à leur convenance.
S’il est vrai que le principe d’inscription sur les listes électorales selon le lieu de résidence  est louable, il aurait fallu qu’il soit accompagné de mesures permettant à tous les électeurs potentiels de s’inscrire. 
Si la loi a donné aux caïds le droit de présider les commissions administratives, l’administration territoriale a le devoir, pour sa part, de veiller à la bonne application des dispositions réglementaires régissant les élections.
Reste à espérer que la session extraordinaire sera l’occasion de remédier à ces anomalies qui ont  pour fâcheuse conséquence de priver plusieurs citoyens de leur droit de participer aux prochaines échéances.
  

Abdelhadi Khairat
Jeudi 5 Février 2009

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