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Gel des salaires




Les 122 députés de Nouvelle-Zélande ont adopté, à l’unanimité, mardi une motion gelant leurs salaires pendant un an parce que leur pays est en butte à une grave récession. 
Même si cette motion n’est qu’une recommandation, elle a valeur d’exemple non seulement pour le personnel politique néo-zélandais, mais aussi pour le top management des entreprises privées de ce chapelet d’îlots situé à environ 2 000 km de l’Australie.
Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il y ait crise ou pas, les managers ne renoncent généralement à aucun de leurs avantages.  A moins qu’ils n’y soient contraints par leurs tours de table ou par la loi, ils s’arrangent toujours pour inventer de  nouveaux modes de rétribution. Ils en font parfois bénéficier leurs actionnaires, mais pas toujours puisque la règle en la matière est le « chacun pour soi ».
L’exemple le plus frappant en la matière nous est venu des Etats-Unis,  pays auquel nous sommes  redevables, entre autres, des tourments induits par la crise financière et économique qui est en train de secouer le monde.  Six des plus grandes banques américaines ont, en effet, distribué 18,4 milliards de dollars de primes, bien qu’elles aient perdu plus de 42 milliards et reçu 90 milliards d’aides d’urgence de l’Oncle Sam.
Morale et affaires, comme chacun le sait, n’ont jamais fait bon ménage. Y compris au Maroc où le top management coûte parfois tellement cher à certaines entreprises qu’il en précipite la décrépitude et l’agonie.
Normal, diront certains adeptes du laisser-faire !
Mais là où le bât blesse, c’est que nos parlementaires coûtent, eux-aussi, cher à la collectivité au regard de leur productivité et de l’absentéisme endémique dont ils font montre avec constance et abnégation.
Outre leurs substantielles indemnités mensuelles forfaitaires et autres, ils bénéficient de plusieurs avantages, facilités et défraiements, en sus d’une pension à vie qu’ils perçoivent sitôt qu’ils ont été sanctionnés par les urnes.  Habitués à mener la grande vie, on ne les verra donc jamais marcher sur les pas de leurs pairs néo-zélandais.  A moins d’un miracle ou que le ciel ne leur tombe sur la tête…

Ahmed SAAIDI
Jeudi 12 Février 2009

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