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Disparition de médicaments




Y a-t-il rupture de stock de certains médicaments ? A en juger par l’absence de communication en la matière, on ne le dirait pas. Pis, le duel à fleurets mouchetés auquel  l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique et le ministère de la Santé se sont livrés jeudi dernier sur les écrans de 2M, a fait croire au commun des mortels qu’il n’est affaire, en définitive, que de gros sous. Ce qui n’est qu’une partie de la réalité. Il y a, en effet, problème à en juger par les ruptures de stock qui ont égrené la vie des officines marocaines depuis une année. La dernière en date concerne le retrait pur et simple d’un lot entier de Baralgine et de Novalgine ; deux médicaments à base de Noramidopyrine, un antalgique dont les spécialistes disent qu’il a une efficacité supérieure à celle du paracétamol ou de l’aspirine et dont le délai d’action est plus court et la durée de l’antalgie plus prolongée. Bref, un médicament qui a tout pour plaire aux Marocains. Particulièrement à ceux dont les revenus sont tellement modestes qu’ils ne voient le médecin qu’en cas de nécessité absolue et, généralement, quand il est trop tard. Ce retrait qu’aucun communiqué officiel n’a annoncé a été effectué sans que les prescripteurs, à savoir les pharmaciens et les médecins, ne soient informés des raisons et sans que l’opinion publique n’en soit avertie. Ce qui a alimenté les pires rumeurs. Pour d’aucuns, la cause de la disparition impromptue de Novalgine et Baralgine serait à rechercher du côté d’un défaut de fabrication tellement grave qu’il aurait présenté un risque pour la santé des consommateurs. Pour d’autres, il s’agirait là d’un retrait définitif de ces médicaments du marché national. Une décision qui aurait été prise au regard des effets secondaires de la molécule qui en constitue le principe actif et qui ne figure désormais plus dans la pharmacopée des  Etats-Unis et d’un certain nombre de pays européens.
En ces temps où les industriels du secteur pharmaceutique s’apprêtent à tenir leurs Assises, n’est-il pas de notre droit de leur demander de nous informer de ce qu’il en est au juste ?

Ahmed SAAIDI
Samedi 9 Mai 2009

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