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Abdelouahed Radi face à la presse : «Le scrutin du 12 juin est un examen pour la légitimité des institutions élues»




Abdelouahed Radi face à la presse : «Le scrutin du 12 juin est un examen pour la légitimité des institutions élues»

Premier jour de la campagne électorale pour les communales et première sortie médiatique du Premier secrétaire de l’USFP. Ce samedi 30 mai, Abdelouahad Radi, entouré de plusieurs de ses pairs du Bureau politique, tenait rencontre avec la presse pour « montrer à l’opinion publique nationale et internationale l’importance que l’USFP accorde à ces élections ».
Et le leader ittihadi, ministre de la Justice dans sa vie gouvernementale, le dira d’emblée : le scrutin local du 12 juin est un examen pour la maturité de la démocratie au Maroc. « Le 12 juin, nous saurons si la démocratie avance ou recule dans notre pays », a affirmé en substance A. Radi.
Explication de texte sous forme de syllogisme: la démocratie s’incarne à travers des institutions représentatives. La légitimité pour exercer le pouvoir au sein de ces institutions vient des élections et donc du peuple. Si les élections sont honnêtes, la démocratie est alors saine. Très vite, le premier des usfpéistes enfonce le clou : « Les élections communales de ce 12 juin sont donc un examen de la transparence, l’honnêteté, la crédibilité. Ce scrutin sera un test pour la crédibilité des élections. Au lendemain du 12 juin, nous saurons si cette consultation électorale traduit la volonté des citoyens ». En filigrane, c’est toute la légitimité des institutions élues qui est posée, dans toute son ampleur.
«Pour des communes crédibles»
Ce ne sont pas là des états d’âme, prévient A. Radi, mais bel et bien l’expression de la volonté d’une formation politique, l’USFP, qui entend bien combattre ceux qui dépravent les élections en terre marocaine. Les usfpéistes s’y engagent haut et fort : ils s’opposeront aux forces occultes de l’argent, la corruption sous toutes ses formes et autres pressions. D’ailleurs, les dirigeants ittihadis excluent toute alliance post-électorale avec ceux qui auraient été mal élus. Pas question de nouer des alliances avec les candidats qui n’ont pas de légitimité, signifie en substance A. Radi.
Allant jusqu’au bout d’une logique qui entend réhabiliter l’action politique, les usfpéistes brossent fièrement le portrait robot du candidat de l’USFP. « De futurs responsables locaux qui se distinguent par leur honnêteté, leur compétence, leur sens de l’intérêt général et celui de la citoyenneté. Nos candidats, une fois élus, seront des hommes et des femmes qui rendent compte, des personnes contrôlées par les citoyens et le parti», résume le Premier secrétaire de l’USFP.
La crédibilité est décidément le mot d’ordre des uspéistes engagés dans la course électorale. Et le slogan retenu pour la campagne, « pour des communes crédibles », en témoigne fortement. « La crédibilité et la confiance sont le véritable capital de la politique », soutient A. Radi, lui-même candidat dans son fief.
A une dizaine de jours du scrutin, ceux et celles de l’USFP ont le moral gonflé à bloc et leur leader tient à le faire savoir. « Nous sommes optimistes, bien sûr. Nous espérons faire mieux qu’en 2003 et reconquérir les villes que nous avons perdues. »
La campagne électorale a donc commencé alors que le parti Authenticité et Modernité vient d’annoncer son retrait de la majorité gouvernementale. Interpellé sur cette toute nouvelle situation, le premier secrétaire de l’USFP s’interdira le moindre commentaire. Comme pour signifier qu’il n’est pas question que l’attention des ittihadis ne soit détournée de l’essentiel, c’est-à-dire, la crédibilité et la légitimité de ces communales.


Candidatures : l’USFP fait mieux qu’en 2003
Aux communales de ce 12 juin 2009, l’Union socialiste des forces populaires, USFP, présente plus de candidats que lors du dernier scrutin de 2003. C’est ainsi que le nombre de candidats battant pavillon ittihadi est passé de 11 925 à 13 005.
Et en terme de couverture de communes, le parti de la Rose fait encore mieux que lors des élections locales de 2003 en couvrant à 100% les communes régies par le scrutin de liste.  Quant à la couverture de l’USFP des communes où l’uninominal est en vigueur, elle est de 67% au lieu de 40% en 2003. Ici, l’USFP couvre 949 communes sur 1411. « Une première ! », font valoir les dirigeants du parti
 Au total, les usfpéistes présentent des candidats dans 1076 communes sur 1503, ce qui représente une nette progression pour cette formation de la majorité gouvernementale présente, à l’occasion de ce scrutin, dans les 16 régions du pays (entre 100% et 29%).
En ce qui concerne les listes additionnelles dédiées aux femmes, l’Union socialiste des forces populaires en couvre 47% ; autrement dit 1573 sur 3344. Il faut enfin savoir que l’USFP a présenté une femme en tête de liste à Taourirt. 

Narjis Rerhaye
Lundi 1 Juin 2009

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