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«Notre pays stagne toujours dans une corruption endémique et généralisée ». C’est le commentaire que le bureau exécutif de Transparency Maroc a fait après la publication des résultats de l’indice de perception de la corruption de l’année 2014 par Transparency International. Evalué par six agences, le Maroc a obtenu le score 39 sur 100, et est classé 80 sur 175 pays. L’année dernière, il occupait le rang 91 sur 177 avec un score de 37 points. Selon un communiqué de cette organisation non gouvernementale, le Maroc est « devancé dans ce classement par 13 pays africains et 8 pays de la région MENA. Son score et son classement convergent avec tous les autres indicateurs qui se rapportent à la bonne gouvernance, au climat des affaires et au développement humain ».
Cette assertion de Transparency Maroc contredit la déclaration euphorique du gouvernement qui via son porte-parole, Mustapha El Khalfi, s’est empressé de vanter les résultats de cette étude publiée chaque année, affirmant que le Maroc a enregistré une avancée importante dans la lutte contre la corruption. Cela est dû, selon El Khalfi, aux mesures prises par le gouvernement comme celle de soumettre automatiquement tous les dossiers concernant les crimes financiers, présentés par la Cour des comptes, à la justice, ou encore la mesure prise par le ministère de la Justice et des Libertés selon laquelle une commission spéciale du ministère prend en charge d’étudier les rapports de la Cour des comptes et de soumettre quelques-uns au Parquet afin de prendre les mesures judiciaires nécessaires. En outre, le porte-parole du gouvernement a évoqué le nouveau cadre juridique de l’Instance centrale de prévention de la corruption qui a été adopté par le Conseil du gouvernement.
Le bureau exécutif de Transparency Maroc est en porte-à-faux de cette vision trop optimiste du gouvernement. Selon cet organisme, il n’y a aucune avancée en ce qui concerne la lutte contre la corruption. Et pour cause, «l’inaction de l’Etat et surtout les régressions que nous enregistrons ces derniers mois, illustrées entre autres, par le projet de loi sur l’accès à l’information et par celui concernant la nouvelle instance de lutte contre la corruption, laissent entrevoir peu de perspectives encourageantes dans le combat contre la corruption, du côté des acteurs officiels ».
Transparency Maroc a accusé indirectement le gouvernement de verser dans « la surenchère politicienne » tout en l’exhortant à mettre en place « une véritable politique de lutte contre la corruption ».
Cette assertion de Transparency Maroc contredit la déclaration euphorique du gouvernement qui via son porte-parole, Mustapha El Khalfi, s’est empressé de vanter les résultats de cette étude publiée chaque année, affirmant que le Maroc a enregistré une avancée importante dans la lutte contre la corruption. Cela est dû, selon El Khalfi, aux mesures prises par le gouvernement comme celle de soumettre automatiquement tous les dossiers concernant les crimes financiers, présentés par la Cour des comptes, à la justice, ou encore la mesure prise par le ministère de la Justice et des Libertés selon laquelle une commission spéciale du ministère prend en charge d’étudier les rapports de la Cour des comptes et de soumettre quelques-uns au Parquet afin de prendre les mesures judiciaires nécessaires. En outre, le porte-parole du gouvernement a évoqué le nouveau cadre juridique de l’Instance centrale de prévention de la corruption qui a été adopté par le Conseil du gouvernement.
Le bureau exécutif de Transparency Maroc est en porte-à-faux de cette vision trop optimiste du gouvernement. Selon cet organisme, il n’y a aucune avancée en ce qui concerne la lutte contre la corruption. Et pour cause, «l’inaction de l’Etat et surtout les régressions que nous enregistrons ces derniers mois, illustrées entre autres, par le projet de loi sur l’accès à l’information et par celui concernant la nouvelle instance de lutte contre la corruption, laissent entrevoir peu de perspectives encourageantes dans le combat contre la corruption, du côté des acteurs officiels ».
Transparency Maroc a accusé indirectement le gouvernement de verser dans « la surenchère politicienne » tout en l’exhortant à mettre en place « une véritable politique de lutte contre la corruption ».