Le film "Jrada Malha" de Driss Roukhe embarque les cinéphiles dans l'univers captivant du thriller psychologique

Mardi 21 Avril 2026

Le film "Jrada Malha" de Driss Roukhe embarque les cinéphiles dans l'univers captivant du thriller psychologique
Les cinéphiles ont été immergés, vendredi soir à Essaouira, dans l'univers sombre et captivant du thriller psychologique, le temps de la projection du film "Jrada Malha" du réalisateur Driss Roukhe, dans le cadre de la 4e édition du festival "La Dolce Vita à Mogador".

D'une durée de 125 minutes, ce long métrage relate l'histoire de Ranya, une jeune femme plongée au coeur d'un complot complexe. Manipulée par les membres d'une organisation mystérieuse, elle devient l'instrument d'une expérience aux desseins obscurs.

Privée de ses souvenirs et confrontée à une mémoire fragmentée, la protagoniste du film entame une quête identitaire pour reconstituer son passé et comprendre les mécanismes d'un système visant à conditionner des personnalités influentes.

La projection de ce film, qui réunit notamment Mouna R’miki, Adnane Mouhejja, Abderrahim El Meniari, Fatima Zahra Bennacer et Khansa Batma, a été suivie d'une rencontre avec son réalisateur, offrant ainsi un espace d'échange autour de l'œuvre et de ses thématiques.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, Driss Roukhe s'est dit "très heureux" de présenter son film à la Cité des Alizés, devant "un public à la fois marocain et international", composé notamment de festivaliers italiens, français et de diverses nationalités.

"C'était également un public averti, avec la présence d'étudiants, de professeurs, de réalisateurs et d'acteurs. L'accueil a été très positif, tant au niveau de la compréhension que de la sensibilité et de la relation avec l'univers imaginaire du film", a-t-il ajouté.

Évoquant l'évolution du secteur, le cinéaste a souligné que "le 7e art marocain est aujourd'hui entré dans une nouvelle phase, caractérisée par une grande diversité des sujets et des formes cinématographiques", relevant "une montée en puissance sur les plans artistique et technique".

"Le secteur cinématographique nationale amorce désormais une étape décisive vers la structuration d'un véritable marché, englobant l'écriture, la réalisation, le jeu d'acteur ainsi que les différentes phases de production, d'où la nécessité de soutenir et d'encourager cette dynamique, afin de consolider une industrie cinématographique compétitive et porteuse, avec un impact positif à l'échelle nationale et internationale", a fait observer Driss Roukhe.

Cette troisième journée du festival a été marquée par une programmation variée, avec à la clé une masterclass animée par l'actrice Amal El Atrache, suivie de plusieurs projections, dont le documentaire italien "Il Castello Indistruttibile", réalisé par Danny Biancardi.

Le public a également eu droit à la projection, en avant-première, du film italien "La Vita va così" du réalisateur Riccardo Milani, qui met en vedette une panoplie de talentueux comédiens italiens, en particulier Virginia Raffaele et Diego Abatantuono, entre autres.

A travers cette programmation éclectique, la 4e édition du festival "La Dolce Vita à Mogador", qui se poursuit jusqu'au 18 avril, continue de confirmer son ambition de proposer au public d'Essaouira une immersion riche dans le monde du 7e art, tout en favorisant le dialogue entre les cinémas marocain et italien.

Organisé par l'Association "La Dolce Vita à Mogador", avec le concours de l'Ambassade d’Italie au Maroc et de l'Institut culturel italien de Rabat, cet événement cinématographique incarne les valeurs d'élégance, de convivialité, de passion, de créativité et de douceur de vivre qui caractérisent aussi bien le cinéma italien que l'atmosphère unique de la Cité des Alizés.

Libé

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