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Tour d'Europe des stades : Le match du titre en Angleterre, celui du sacre en Allemagne

Vendredi 17 Avril 2026

Arsenal, leader de Premier League, et Manchester City, son dauphin, s'affrontent dimanche dans un match décisif pour le titre de champion d'Angleterre, un titre que le Bayern Munich peut d'ores et déjà s'adjuger ce week-end en Allemagne.

Angleterre: "Finale" en haut, frissons en bas 

La course au titre, la lutte pour la Ligue des champions et la bataille pour le maintien vont rendre passionnante la 33e journée à venir.
Au milieu de ce copieux menu, le plat principal se dégustera très chaud, dimanche à Manchester City où Arsenal, le leader en petite forme, vient défier son grand concurrent pour le trône.
Les Gunners montent dans le Nord-Ouest du royaume avec six points d'avance, certes, mais ils ont disputé un match de plus que l'ogre bleu ciel, dont la forme actuelle est bien plus vertueuse.
Samedi, Londres accueille trois matches à forts enjeux:Brentford-Fulham, Tottenham-Brighton et Chelsea-Manchester United.
 
Le premier met aux prises des concurrents pour les places européennes. Le second est vital pour les Spurs de Roberto De Zerbi, relégables avant d'affronter Brighton, un des anciens clubs de l'entraîneur italien.
 
La qualification pour la Ligue des champions sera l'enjeu du choc entre Chelsea, sixième (48 pts) et donc pour l'heure hors-course, et Manchester United (3e, 55 pts), bien placé malgré sa défaite lundi contre Leeds.
 
Aston Villa (4e, 55 pts) se trouve entre deux avant de recevoir Sunderland, dimanche, comme Liverpool (5e, 52 pts) qui se rend chez son voisin honni Everton au même moment.
 
Le dernier Wolverhampton, en visite samedi à Leeds, peut être relégué dès ce week-end.
 
Allemagne : Déjà l'heure du sacre pour le Bayern? 
 
Quatre jours après sa qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions aux dépens du Real Madrid, le Bayern Munich peut s'assurer dès dimanche un 35e titre de champion d'Allemagne, une première étape dans une fin de saison qu'il espère prolifique.
 
Avec 12 points d'avance à cinq journées de la fin du championnat sur le Borussia Dortmund (76 contre 64), les hommes de Vincent Kompany doivent compter sur un faux-pas (match nul ou défaite) du BVB sur la pelouse de Hoffenheim samedi (15h30), et battre Stuttgart dimanche sur leur pelouse de l'Allianz Arena, pour assurer mathématiquement le titre national, qui serait le 13e sur les 14 dernières saisons.
 
Derrière le Bayern et Dortmund, à qui les deux premières places à l'issue de la saison sont promises, la lutte pour les 3e et 4e places, qualificatives pour la prochaine Ligue des champions, se poursuit entre Stuttgart (3e, 56 points), Leipzig (4e, 56), Leverkusen (5e, 52) et Hoffenheim (6e, 51). Leipzig se déplace samedi à Francfort (7e, 42), alors que Leverkusen reçoit Augsbourg.
 
A Berlin, Marie-Louise Eta officiera pour son premier match sur le banc de l'Union. Dimanche, elle est devenue la première femme entraîneur d'une équipe masculine d'un club de première division du top 5 européen (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie).
 
 Italie : L'Inter Milan pour enfoncer le clou
 
Leader du Championnat d'Italie avec neuf points d'avance, l'Inter Milan peut se rapprocher encore plus d'un 21e scudetto lors de la 33e journée. Demi-finale retour de la Coupe d'Italie la semaine prochaine oblige, les Nerazzurri (75 points) devaient entrer en piste vendredi en recevant le mal classé Cagliari (16e, 33 pts).
 
 
Samedi, Naples (2e, 66 pts) reçoit l'imprévisible Lazio (9e, 44 pts), tandis que l'AC Milan (3e, 63 pts) qui reste sur une déroute à domicile contre l'Udinese (3-0), rend visite au relégable Vérone (19e,18 pts). La Juventus Turin (4e, 60 pts), revenue sur les talons du Milan avec ses quatre succès lors des cinq dernières journées, refermera le week-end avec la réception de Bologne (8e, 48 pts).
 
Espagne:Début de la tournée d'adieu de Griezmann avec la finale de la Coupe du Roi (INTER TITRE)
 
La Liga fait relâche ce week-end pour laisser sa place à la finale de la Coupe du Roi samedi entre l'Atletico Madrid d'Antoine Griezmann et la Real Sociedad, le club formateur du Français, au stade olympique de Séville.
 
Qualifiés pour le dernier carré de la Ligue des champions aux dépens du FC Barcelone malgré une défaite 2-1 mardi soir, Griezmann et l'Atleti peuvent remporter leur premier trophée depuis 2021 lorsque les Madrilènes avaient été sacrés champions d'Espagne sans l'attaquant qui évoluait alors au Barça.
 
Griezmann entamerait ainsi parfaitement sa tournée d'adieu alors qu'il va rejoindre la Ligue nord-américaine de football et le club d'Orlando la saison prochaine.

Mort de Maradona
Le médecin personnel de la star argentine clame son innocence
"Je suis innocent", "je l'aimais", a clamé jeudi l'ancien médecin personnel de Diego Maradona, entendu pour la première fois au procès de membres d'une équipe médicale sur les circonstances de la mort, en 2020, de l'idole argentine du football.
 
"Je veux dire que je suis innocent, et que je regrette profondément sa mort", a déclaré le neurochirurgien Leopoldo Luque, un des principaux accusés des sept professionnels de santé rejugés à San Isidro (près de Buenos Aires) depuis mardi, dix mois après un premier procès avorté.
 
"Je tenais beaucoup à lui, je l'aimais, c'était mon idole et mon ami", a insisté M. Luque, la voix rattrapée par l'émotion, rappelant le rapport qu'il entretenait avec ce patient si particulier, devenu un proche aux dernières années de sa vie.
 
Leoplodo Luque, 44 ans, prenait la parole pour la première fois au procès où il est jugé, avec six autres praticiens (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) pour "homicide avec dol éventuel", soit des négligences commises en sachant qu'elles peuvent entraîner la mort.
 
Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit d'une résidence louée, où il était en convalescence après une neurochirurgie simple, pour un hématome à la tête.
 
Tous nient une responsabilité dans le décès, se retranchant derrière leur spécialité, un rôle segmenté. Voire renvoyant la responsabilité sur d'autres. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison.
 
Un premier procès en 2025 avait été annulé, après plus 20 audiences sur deux mois et demie, sur fond de scandale : une des trois juges, avait, à l'insu de tous, collaboré à la production d'une série documentaire sur l'affaire, avec elle-même en vedette.
 
En ouverture mardi du deuxième, l'accusation a assuré qu'elle démontrerait que la convalescence de Maradona a été "cruelle, lapidaire, dépourvue de tout". Et que l'équipe médicale a "décidé de ne pas écouter de multiples alarmes", et "abandonné Diego Maradona à son sort, le condamnant à mort".
 
Leopoldo Luque, parfois interrompu par des exclamations venues des parties civiles, a défendu, comme d'autres accusés, la thèse d'une mort naturelle et d'une certaine façon inéluctable de Maradona.
 
Le diagnostic de l'autopsie est "une insuffisance cardiaque chronique avec cardiomyopathie dilatée, qui s'est décompensée, et aggravée par l'absence de traitement", a-t-il déclaré, citant une des expertises. Insuffisance cardiaque "associée à des substances toxiques", a-t-il souligné.
 
Il contesté le scénario d'une agonie de 12 heures, évoquée par des médecins légistes et reprise par l'accusation. Incompatible selon lui avec les causes du décès.
 
"Je suis absolument certain que cela ne s'est pas produit", a-t-il affirmé.
 
M. Luque a même suggéré que l'œdème pulmonaire relevé sur le corps pourrait avoir été causé par les tentatives insistantes de "réanimer un cadavre".
 
 
 
 
Mais il a rappelé que ce n'est pas lui, pourtant neurochirurgien, qui avait opéré Maradona de son hématome à la tête. Et qu'il n'était pas son médecin en 2007, date à partir de laquelle Maradona "n'a plus reçu aucun traitement cardiaque".
 
Enfin, il a éclairé sa relation avec la star devenue ami, issue comme lui d'un "bidonville" et qui "m'appelait à n'importe quelle heure".
 
"Bien souvent j'y allais, simplement comme quelqu'un qui l'aime et se soucie de lui", lui conseillant tel ou tel spécialiste. "Si c'est ça être médecin personnel, admettons que je l'étais".
 
A ce titre de médecin proche, Leopoldo Luque a été pointé du doigt lors du premier procès par divers témoignages, comme l'un des principaux décisionnaires dans l'entourage de la star en déclin.
 
Et mis en cause pour des audios, diffusés à l'audience, où il parle des filles Maradona en termes méprisants.
 
Enfin, il a pris certaines distances avec l'hospitalisation à domicile de Maradona, décision post-opératoire prise en accord entre l'équipe médicale et la famille, dans des conditions aujourd'hui controversées.
 
"J'ai dit explicitement que j'étais neurochirurgien. Pas médecin clinicien, ni psychiatre, ni psychologue (...) J'ai toujours été très clair sur mon rôle", a-t-il souligné.
 
Mais il a reconnu que la convalescence à domicile était la "seule option", dès lors que les filles Maradona refusaient de faire interner leur père de force.
 
Le procès, à raison de deux audiences par semaines, pourrait s'étaler sur trois mois.

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