Des professionnels du 7ème art explorent les opportunités de co-production cinématographique entre le Maroc et l'Italie

Mardi 21 Avril 2026

Des professionnels du cinéma marocains et italiens ont exploré, samedi à Essaouira, les opportunités de co-production cinématographique entre le Royaume et ce pays européen, lors d'une rencontre organisée dans le cadre de la 4e édition du festival "La Dolce Vita à Mogador".

Ainsi, les intervenants se sont penchés sur les perspectives de collaboration entre cinéastes, acteurs et autres professionnels de l'industrie cinématographique des deux pays, tout en discutant des moyens à même de renforcer la dynamique de co-production bilatérale.

S'exprimant à cette occasion, le réalisateur marocain Hamid Basket, a souligné la solidité des liens de coopération maroco-italienne dans le domaine du cinéma, rappelant l'existence d'un partenariat entre le Centre cinématographique marocain (CCM) et le ministère italien de la Culture, destiné à encourager les échanges et à faciliter les projets de co-production.

Il a, dans ce sens, cité plusieurs exemples de collaborations réussies, notamment le film "Le Pain nu" du réalisateur Rachid Benhadj, ainsi que "Testa o Croce ?" (2025), projeté en avant-première au Festival du Cinéma Méditerranéen de Tétouan en 2025, illustrant le dynamisme de la jeune création italienne et les passerelles artistiques entre Rome et Rabat.

De son côté, le président de la "Fondazione Marche Cultura", Andrea Agostini, a présenté les missions de cette institution qui œuvre au développement de projets culturels dans la région des Marches (Italie), notamment à travers la promotion du secteur audiovisuel et l'accompagnement des productions souhaitant tourner dans cette région italienne.

"Les producteurs marocains peuvent bénéficier de mécanismes d'accompagnement et de financement, à condition qu'une partie des projets soit réalisée dans la région", a-t-il lancé, évoquant à cet égard le bilan de l'institution au cours des trois dernières années, marqué par la mobilisation d'environ 16 millions d'euros de fonds, dont 13,6 millions consacrés au soutien de productions audiovisuelles.

Pour sa part, la réalisatrice italienne, Giuliana Gamba, s'est attardée sur son expérience en matière de co-production entre l'Italie et le Maroc, particulièrement à travers son film "Burraco fatale", réalisé en collaboration avec des partenaires marocains et bénéficiant de dispositifs de soutien liés à la co-production internationale, dont une partie du tournage a été effectuée à Marrakech.

Insistant sur les perspectives offertes par ce type de coopération, la cinéaste a relevé le rôle clé des accords entre régions et institutions dans la facilitation des tournages et l'accès aux financements, tout en exprimant sa volonté de développer davantage de projets conjoints avec des professionnels marocains, dans une logique d'échange et de valorisation mutuelle des talents et des territoires.

Prenant la parole à son tour, Laura Delli Colli, journaliste, auteure et présidente du Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens (SNGCI), a mis en avant le rôle accru du festival "La Dolce Vita à Mogador" dans le renforcement des liens cinématographiques entre l'Italie et le Maroc, soulignant que "les festivals, même modestes à leurs débuts, constituent des leviers essentiels pour développer des partenariats durables".

Elle a fait observer que le Maroc, fort de ses atouts naturels exceptionnels et de sa diversité culturelle, constitue une destination incontournable de tournage, appelant à multiplier les accords de coopération afin de valoriser les villes marocaines à travers le cinéma, en tant que vecteur de promotion économique, culturelle et touristique.

Par ailleurs, les acteurs marocains Amal El Atrache et Mansour Badri ont mis en relief l'importance de ces initiatives pour renforcer les échanges artistiques et professionnels entre les deux pays, estimant que la co-production représente un levier essentiel pour la circulation des œuvres et la mise en valeur des talents.
A travers une programmation éclectique mêlant projections, débats et autres activités enrichissantes, la 4e édition du festival "La Dolce Vita à Mogador" (15-18 avril), continue de confirmer son ambition de proposer au public d'Essaouira une immersion riche dans le monde du 7e art, tout en favorisant le dialogue entre les cinémas marocain et italien.

Bouillon

Expositions
           
Sept expositions, aux thématiques et aux sites variés, mettent en lumière une partie du patrimoine matériel et immatériel de Tétouan, désignée comme Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue pour l’année 2026, aux côtés de la ville italienne de Matera.
Des arts plastiques à l’artisanat et aux métiers traditionnels, en passant par les arts culinaires et l’architecture, ces expositions, organisées dans des galeries de la médina ou dans des espaces spécialisés, rapprochent les visiteurs des spécificités et des manifestations du patrimoine tétouanais, aux influences multiples, arabes, amazighes, andalouses, méditerranéennes et hébraïques.
Le directeur de l’Institut national des beaux-arts et membre du comité organisateur des festivités “Tétouan, Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue”, Mehdi Zouak, a indiqué que ces expositions mettent en exergue l’importance de l’art dans la vie quotidienne des habitants de Tétouan, soulignant qu’elles illustrent également le potentiel du patrimoine en matière de soutien au développement local et sa contribution à l’économie de la ville et au tourisme culturel.
 

Libé

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