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Zagora à la recherche de travailleurs pour les espaces oasiens




Le constat est sans contexte : les espaces oasiens se vident progressivement de leur potentiel humain jeune, ce qui affecte l’équilibre de leur écosystème. La situation est aujourd’hui alarmante, au point que le Forum international des oasis de Zagora (FIO19-Zagora) qui a démarré jeudi en présence de plusieurs ministres, en a fait son objet majeur. Le programme des actes scientifiques de cette manifestation qui est à sa sixième édition, compte ainsi plusieurs panels qui piocheront dans les opportunités de repeuplement des oasis ou du moins les possibilités de fixer les jeunes ou encore les adultes à même d’agir en tant que force de travail dans les oasis, pour préserver ces écosystèmes.
Hormis le développement du repeuplement des oasis en palmiers dattiers et des industries afférentes, le programme comprend également la question de l’harmonisation des cursus universitaires et des branches de formation supérieure. L’objectif est de donner aux lauréats les possibilités  d’investir et de s’investir dans les espaces oasiens, après leur sortie des universités.
Par ailleurs, plusieurs programmes de développement nationaux et internationaux ont lieu dans ces zones, d’autant plus qu’ils impactent le marché de l’emploi dans ces régions, notamment au niveau des coopératives (dattes, AGR, eau…). Dans ce sens, le Réseau marocain de l’économie sociale et solidaire (REMESS) présentera une thématique  intitulée «L’employabilité des jeunes oasiens, état et perspectives », alors que certains cadres associatifs et médiateurs culturels pourront échanger leurs propres expériences afin de montrer les efforts déployés, dans ce cadre, pour rendre plus attractives ces zones, au niveau des investissements, mais aussi sur le plan touristique.
En parallèle de ces débats et échanges, le FIO19-Zagora offre la possibilité, à tous les commerçants, d’exposer leurs produits et d’en montrer l’importance et l’avantage  préférentiel, à travers des ateliers autogérés, comme l’importance de l’économie sociale et solidaire qui permet certainement de fixer les paysans dans leurs lieux d’exploitation et partant assurer la préservation de l’écosystème oasien.
Nul doute, les oasis ne sont pas des systèmes écologiques naturels, mais le résultat d’une œuvre humaine dans les immensités du désert. L’homme s’y est acharné depuis des temps immémoriaux par des efforts incessants d’organisation et de gestion de l’espace à créer des niches et des microenvironnements en équilibre. L’effort s’est appuyé sur l’existence des ressources en eau, mobilisées, gérées pour créer et faire durer l’existence de l’oasis.

Mustapha Elouizi
Samedi 2 Mars 2019

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