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Vendus sans ordonnance, certains médicaments contre le rhume présentent des risques d’AVC

L’ANSMestime que si leurs risques étaient rares, ils seraient assez graves pour être signalés




Actifed Lp Rhinite Allergique, Actifed Rhume, Actifed Rhume jour et nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Dolirhumepro Paracétamol Pseudoéphédrine et Doxylamine, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume Ibuprofène/Pseudoéphédrine, Rhinadvilcaps Rhume éphédrine, Rhinureflex et Rhumagrip. Ces noms sont les composantes d’une liste de médicaments vendus sans ordonnance. Ils ont la faculté de guérir rhume et nez bouché. Mais ils peuvent également comporter des risques d’infarctus et d'accident vasculaire cérébral (AVC). L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé française (ANSM) a averti que si leurs risques étaient rares, ils seraient en revanche assez graves pour être signalés.
En conséquence, ces médicaments dits «vasoconstricteurs» font l’objet d’une campagne de communication renforcée de la part de l’Agence du médicament française. L’objectif est de sensibiliser et d’informer patients et pharmaciens sur le bon usage, ainsi que sur les risques inhérents à ces médicaments, très utilisés quand il s’agit de décongestionner le nez. L’action de l’ANSM vise en particulier les médicaments sous forme de comprimés et à base de pseudoéphédrine. Cette amine sympathomimétique, fréquemment utilisée comme décongestionnant, augmenterait le risque cardio-vasculaire.
L’ANSM pense, à juste titre, que pour éviter tout risque, la prévention est capitale. Notamment concernant la prise de ces médicaments. Celle-ci ne doit pas dépasser les cinq jours. Dans le cas où les symptômes persistent ou s’aggravent, consulter un médecin est la solution idoine. En parallèle, les patients doivent porter une attention particulière aux contre-indications. D’autant plus qu’il n’y a pas que des risques d’infarctus du myocarde et de l’AVC.
Les vasoconstricteurs sont souvent associés à un antidouleur (paracétamol, ibuprofène) ou à un antihistaminique (cétirizine) pour les rhinites allergiques. Ils exposent aussi à des convulsions, tension artérielle élevée, hémorragie gastro-intestinale (sang par la bouche ou dans les selles les colorant en noir). Et pour finir, ils peuvent être à l’origine de réactions cutanées graves (rougeur de la peau se généralisant à tout le corps, boutons, fièvre). Sans parler du surdosage de paracétamol par exemple, et qui peut intervenir avec la prise de médicaments contenant des molécules similaires.
A vrai dire, il serait tout de même regrettable de prendre autant de risques pour un simple rhume qui plus est lorsque ce dernier, comme l’a rappelé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, guérit spontanément en 7 à 10 jours et sans avoir recours à aucun traitement. Comment ? Tout simplement en se lavant le nez avec du sérum physiologique ou des sprays d’eau thermale. Sans oublier de dormir la tête surélevée et surtout boire suffisamment.

C.C
Samedi 1 Février 2020

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