Libération




Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Un navire turc reprend les recherches gazières en Méditerranée malgré les pressions




Un navire turc a entamé des recherches gazières dans une zone de la Méditerranée orientale revendiquée par la Grèce, a indiqué mercredi Ankara, faisant fi des appels internationaux à mettre fin à ces explorations. Le navire de recherche Oruç Reis "a rejoint la zone d'opération. Les tests ont débuté mardi et nous commençons à recevoir les premières données", a déclaré le ministre turc de l'Energie Fatih Dönmez, cité par l'agence de presse étatique Anadolu. La Turquie avait annoncé dimanche dernier le déploiement de l'Oruç Reis jusqu'au 22 octobre dans une zone revendiquée par Athènes au sud de l'île grecque de Kastellorizo, située près des côtes turques. Le déploiement de ce navire, devenu le symbole des appétits gaziers d'Ankara en Méditerranée orientale, a mis à mal les espoirs de désescalade, après plusieurs semaines de vives tensions entre la Turquie et la Grèce, aux mois d'août et de septembre. Les tensions avaient débuté après le déploiement de ce même navire le 10 août. Ankara avait prolongé plusieurs fois sa mission, ignorant les appels répétés de l'Union européenne et d'Athènes visant à la faire cesser. L'Oruç Reis avait toutefois regagné les côtes turques le mois dernier, alors qu'il se trouvait dans des eaux revendiquées par la Grèce, dans ce que beaucoup espéraient être un signe d'apaisement d'Ankara pour résoudre cette crise. Après l'annonce du nouveau déploiement de l'Oruç Reis, les Etats-Unis et l'Allemagne ont exhorté mardi la Turquie à mettre fin aux "provocations", mais Ankara a balayé les critiques, jugeant qu'elles n'avaient "aucune valeur". La découverte, ces dernières années, d'importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale a provoqué une ruée vers cet "or bleu" et empoisonné les relations déjà historiquement tendues entre la Turquie et la Grèce, deux pays membres de l'Otan. La Grèce accuse la Turquie de violer le droit maritime international en prospectant dans ses eaux et réclame des sanctions européennes contre Ankara. La Turquie soutient qu'elle a le droit de mener des recherches énergétiques dans cette zone de la Méditerranée orientale, arguant que la présence de la petite île grecque de Kastellorizo près de ses côtes ne suffit pas à imposer la souveraineté d'Athènes.

Libé
Mercredi 14 Octobre 2020

Lu 242 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.