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Le PJD a du mal à avaler la sortie du parti de l’Istiqlal du gouvernement. Il ne rate aucune occasion pour fustiger son ex-allié qui a décidé de claquer la porte au nez de la majorité et de rejoindre les rangs de l’opposition. Avant-hier, c’était au tour d’Abdellah Bouanou, président du groupe PJD à la Chambre des représentants, d’ouvrir le feu sur le parti de la Balance en critiquant l’absence du groupe istiqlalien lors de la séance mensuelle de politique générale consacrée aux MRE.
Pour lui, cette absence est incompréhensible puisque c’est le groupe istiqlalien qui a proposé le sujet et fait sa promotion auprès d’autres présidents de groupes parlementaires. « On a du mal à saisir le sens de cette position. On comprend votre gêne Monsieur le président mais il s’agit bien d’un désengagement politique et on craint que le groupe istiqlalien ne revienne sur d’autres engagements qu’il a pris », a-t-il lancé à Karim Ghellab, président istiqlalien de la Chambre des représentants. Le parti de l’Istiqlal a été également accusé par le PJD de ne pas respecter son engagement concernant l’article 208 du statut intérieur relatif aux séances mensuelles.
Selon le président du groupe PJD, l’absence du parti de l’Istiqlal ne peut être interprétée que comme un désengagement de l’accord établi entre l’ensemble des composantes de la Chambre des représentants et qui consiste à procéder prochainement à la modification de cet article avant de le passer au vote dans une séance plénière.
Pourtant, le député pjdiste semble oublier que l’accord en question ambitionne de tailler un règlement intérieur à la mesure du PJD et de sa majorité numérique en marginalisant l’opposition dont l’Istiqlal fait désormais partie.
Une opposition qui a préféré, pour la troisième fois consécutive, de boycotter la séance mensuelle de politique générale tenue avant-hier devant la Chambre des représentants au cours de laquelle le chef du gouvernement a fait un monologue de 25 minutes devant les députés de seulement trois groupes parlementaires sur un total de huit.
Un monologue consacré entièrement aux mesures prises par l’Exécutif pour l’accueil et l’accompagnement des Marocains établis à l’étranger. Des mesures qui ont l’air du déjà-vu et qui en disent long sur le manque de vision claire des enjeux que pose la question des MRE, des choix qui doivent être opérés et des objectifs que l’on veut atteindre.
En effet et comme l’a bien expliqué Abdelkrim Belguendouz, chercheur en migrations, dans son article : « Le nouveau ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger : quelle stratégie ? », le dossier des MRE doit être conçu comme un domaine vivant et, par conséquent, en perpétuelle évolution. Il ne peut se limiter à une image globalisante et à un bloc monolithique et ne saurait donner lieu à un traitement standardisé vu les multiples enjeux auxquels il renvoie et qui sont non seulement d’ordre économique, démographique, social, culturel, cultuel, mais également d’ordre politique et géostratégique.
Le chercheur estime que le monde de la communauté marocaine à l’étranger est pluriel et les besoins, les profils, les enjeux, les problèmes, les attentes et les solutions sont divers.
Une diversité qui nécessite des politiques publiques claires et intégrées basées sur une meilleure visibilité et lisibilité et qui soient capables de se projeter dans l’avenir pour déterminer la politique à mettre en œuvre.
Pour lui, cette absence est incompréhensible puisque c’est le groupe istiqlalien qui a proposé le sujet et fait sa promotion auprès d’autres présidents de groupes parlementaires. « On a du mal à saisir le sens de cette position. On comprend votre gêne Monsieur le président mais il s’agit bien d’un désengagement politique et on craint que le groupe istiqlalien ne revienne sur d’autres engagements qu’il a pris », a-t-il lancé à Karim Ghellab, président istiqlalien de la Chambre des représentants. Le parti de l’Istiqlal a été également accusé par le PJD de ne pas respecter son engagement concernant l’article 208 du statut intérieur relatif aux séances mensuelles.
Selon le président du groupe PJD, l’absence du parti de l’Istiqlal ne peut être interprétée que comme un désengagement de l’accord établi entre l’ensemble des composantes de la Chambre des représentants et qui consiste à procéder prochainement à la modification de cet article avant de le passer au vote dans une séance plénière.
Pourtant, le député pjdiste semble oublier que l’accord en question ambitionne de tailler un règlement intérieur à la mesure du PJD et de sa majorité numérique en marginalisant l’opposition dont l’Istiqlal fait désormais partie.
Une opposition qui a préféré, pour la troisième fois consécutive, de boycotter la séance mensuelle de politique générale tenue avant-hier devant la Chambre des représentants au cours de laquelle le chef du gouvernement a fait un monologue de 25 minutes devant les députés de seulement trois groupes parlementaires sur un total de huit.
Un monologue consacré entièrement aux mesures prises par l’Exécutif pour l’accueil et l’accompagnement des Marocains établis à l’étranger. Des mesures qui ont l’air du déjà-vu et qui en disent long sur le manque de vision claire des enjeux que pose la question des MRE, des choix qui doivent être opérés et des objectifs que l’on veut atteindre.
En effet et comme l’a bien expliqué Abdelkrim Belguendouz, chercheur en migrations, dans son article : « Le nouveau ministère chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger : quelle stratégie ? », le dossier des MRE doit être conçu comme un domaine vivant et, par conséquent, en perpétuelle évolution. Il ne peut se limiter à une image globalisante et à un bloc monolithique et ne saurait donner lieu à un traitement standardisé vu les multiples enjeux auxquels il renvoie et qui sont non seulement d’ordre économique, démographique, social, culturel, cultuel, mais également d’ordre politique et géostratégique.
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