Autres articles
La Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics) "restera intransigeante" sur les changements de nationalité sportive, a prévenu vendredi son président Sebastian Coe auprès de l'AFP, deux semaines après le rejet de 11 demandes effectuées par la Turquie.
Frustrée par son bilan aux Jeux olympiques de 2024 à Paris (0 médaille d'or), Ankara a lancé une campagne de naturalisation en vue des JO-2028 à Los Angeles. En athlétisme, elle concernait notamment cinq médaillés olympiques kényans et jamaïcains.
"S'il s'agit simplement de vouloir passer d'une fédération à une autre, ce qui ne répond pas aux critères, on restera intransigeant", a déclaré à l'AFP Sebastian Coe depuis Gaborone, la capitale du Botswana où se sont tenus samedi et dimanche les relais mondiaux.
Un comité spécialisé examine ces demandes mais, "sauf raisons valables", sa Fédération internationale applique une "philosophie très claire", a-t-il expliqué : "le pays dans lequel un athlète commence sa carrière est celui dans lequel il la termine."
Parmi les onze athlètes recrutés par la Turquie puis refoulés par la Fédération internationale, figurent trois Jamaïcains médaillés à Paris : Rojé Stona en or au lancer du disque, Wayne Pinnock en argent à la longueur et Rajindra Campbell en bronze au poids.
Le refus concerne aussi la Kényane Brigid Kosgei, ex-recordwoman du marathon et médaillée d'argent aux Jeux de Tokyo en 2021, et son compatriote Ronald Kwemoi, médaillé d'argent sur 5.000 m à Paris.
"Il y a des circonstances exceptionnelles qui permettent d'accepter (ces demandes, NDLR), cela peut être un mariage, des études, ou des questions d'intolérance politique", a toutefois rappelé Sebastian Coe.
La réglementation de sa Fédération vise à protéger la crédibilité des compétitions ainsi qu'à inciter les pays à former les talents locaux, souligne-t-il.
"La plupart des fédérations dépendent beaucoup des investissements publics, ils vont s'assécher si les gouvernements ont l'impression d'investir dans des programmes de formation de talents pour d'autres pays", a estimé le patron de World Athletics. "Ce n'est pas compliqué."
La star du Botswana Letsile Tebogo, premier sprinteur africain sacré champion olympique du 200 m, lors des JO-2024 de Paris, avait révélé en décembre avoir reçu des offres du Qatar, des Emirats arabes unis et de la Tunisie dans un entretien à la radio locale Duma FM. Tout en précisant qu'un changement n'était pas d'actualité.
Pays largement désertique de 2,5 millions d'habitants, le Botswana traverse des turbulences économiques avec l'érosion de la cote des diamants qui représentent 30% de son PIB mais brille en athlétisme, sur 200 m, 400 m et 4x400 m depuis quelques années.
Frustrée par son bilan aux Jeux olympiques de 2024 à Paris (0 médaille d'or), Ankara a lancé une campagne de naturalisation en vue des JO-2028 à Los Angeles. En athlétisme, elle concernait notamment cinq médaillés olympiques kényans et jamaïcains.
"S'il s'agit simplement de vouloir passer d'une fédération à une autre, ce qui ne répond pas aux critères, on restera intransigeant", a déclaré à l'AFP Sebastian Coe depuis Gaborone, la capitale du Botswana où se sont tenus samedi et dimanche les relais mondiaux.
Un comité spécialisé examine ces demandes mais, "sauf raisons valables", sa Fédération internationale applique une "philosophie très claire", a-t-il expliqué : "le pays dans lequel un athlète commence sa carrière est celui dans lequel il la termine."
Parmi les onze athlètes recrutés par la Turquie puis refoulés par la Fédération internationale, figurent trois Jamaïcains médaillés à Paris : Rojé Stona en or au lancer du disque, Wayne Pinnock en argent à la longueur et Rajindra Campbell en bronze au poids.
Le refus concerne aussi la Kényane Brigid Kosgei, ex-recordwoman du marathon et médaillée d'argent aux Jeux de Tokyo en 2021, et son compatriote Ronald Kwemoi, médaillé d'argent sur 5.000 m à Paris.
"Il y a des circonstances exceptionnelles qui permettent d'accepter (ces demandes, NDLR), cela peut être un mariage, des études, ou des questions d'intolérance politique", a toutefois rappelé Sebastian Coe.
La réglementation de sa Fédération vise à protéger la crédibilité des compétitions ainsi qu'à inciter les pays à former les talents locaux, souligne-t-il.
"La plupart des fédérations dépendent beaucoup des investissements publics, ils vont s'assécher si les gouvernements ont l'impression d'investir dans des programmes de formation de talents pour d'autres pays", a estimé le patron de World Athletics. "Ce n'est pas compliqué."
La star du Botswana Letsile Tebogo, premier sprinteur africain sacré champion olympique du 200 m, lors des JO-2024 de Paris, avait révélé en décembre avoir reçu des offres du Qatar, des Emirats arabes unis et de la Tunisie dans un entretien à la radio locale Duma FM. Tout en précisant qu'un changement n'était pas d'actualité.
Pays largement désertique de 2,5 millions d'habitants, le Botswana traverse des turbulences économiques avec l'érosion de la cote des diamants qui représentent 30% de son PIB mais brille en athlétisme, sur 200 m, 400 m et 4x400 m depuis quelques années.