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Rencontre académique avec Maria Teresa Fernández de la Vega




Deux conventions de collaboration ont été signées avec la Fondation Femmes pour l’Afrique

En présence des personnalités marocaines et espagnoles, Madame Maria Teresa Fernández de la Vega, ex vice-présidente du gouvernement espagnol et directrice de la Fondation Femmes pour l´Afrique a débattu du rôle du savoir et de la recherche scientifique pour encourager le leadership de la femme africaine, au sein de l’Université Mohammed V de Rabat, le mercredi 21 décembre 2016.
Lors de cette rencontre organisée par l'Université Mohammed V-Rabat, l'Université Ibn Tofail de Kénitra, le Centre de l'action interculturelle universitaire citoyenne (CAPAIUC) et la Fondation ''Femmes pour l’Afrique'', Madame Maria Teresa Fernández de la Vega, a souligné que l’accès de la femme au savoir constitue la clé de réussite, du développement durable et du progrès social. 
Le savoir et la recherche scientifique sont deux moyens permettant l’égalité entre hommes et femmes au sein d’une société où toutes les composantes sont capables d'émettre des opinions et de prendre des décisions, mettant ainsi l’accent sur le rôle des universités en matière d’autonomisation de la femme et sa sensibilisation aux droits de l’Homme, a relevé Madame Fernández de la Vega.
Elle a expliqué que sa fondation depuis sa création a travaillé avec le Maroc ainsi qu’avec les femmes leaders du Royaume, notant que cette institution lancera 'un projet important', destiné à appuyer l’enseignement et la formation des femmes non seulement au Maroc mais aussi en Europe et en Afrique. Il s’agit d’un centre de pensée et de recherche, avec pour objectif de renforcer les relations entre les femmes africaines et européennes ''en vue d’affronter mutuellement les défis liés à la mondialisation", a-t-elle ajouté.
De son côté, Saaid Amzazi, président de l’Université Mohammed V de Rabat a relevé que l'université peut et doit jouer un rôle capital dans l’émancipation des femmes, tout en rendant un vibrant hommage à des femmes leaders dont l’une des plus grandes figures contemporaines du féminisme marocain, feue Fatima Mernissi, qui avait inspiré par ses écrits des millions de ses consœurs dans les pays arabo-musulmans.
Il a souligné que lorsque le niveau d’instruction moyen de la population d’un pays donné augmente une année, la croissance annuelle du PIB par habitant progresse de 2 à 2,5%, et les femmes représentent moins de 50% de cette population.     
Pour sa part, Azzedine El Midaoui, président de l'Université Ibn Tofail de Kenitra, s’est félicité du projet que la Fondation ''Femmes pour l’Afrique" compte lancer prochainement tout en soulignant que l’université est un vecteur de développement et d’émergence pour les femmes, qui jouent un rôle important dans le développement de l'Afrique.
Lors cette rencontre intitulée : «La connaissance et la recherche scientifique : fondements indispensables pour le leadership des femmes» et présidée par El Arbi El Harti, directeur du CAPAIUC, deux conventions ont été signées par l'Université Mohammed V de Rabat et l'Université Ibn Tofail de Kénitra avec la Fondation ''Femmes pour l’Afrique’’, dans lesquelles les parties définissent les grandes lignes de leur coopération et la réalisation de projets communs dans le continent africain.
Les trois parties s’engagent à contribuer à l’amélioration du développement de l’Afrique et à conjuguer leurs efforts et mettre en place une plate-forme commune de coopération dans les domaines afférents au développement humain, dans la mesure de leurs possibilités, avec les ressources nécessaires au financement des programmes et des activités accordées dans le cadre de chaque convention spécifique.
María Teresa Fernández de la Vega a été vice-présidente, ministre de la Présidence et porte-parole du gouvernement d’Espagne. C'était la première fois qu'une femme occupait ce poste. Engagée dans la lutte pour l’équité et collaboratrice active du mouvement féministe durant toute sa carrière, elle a été aussi membre du Groupe consultatif global de la société civile  de l'Organisation des Nations unies.    
Elle est, actuellement, conseillère permanente du Conseil d'Etat du Royaume d ́Espagne et présidente de la Fondation Femmes pour l'Afrique. Haute magistrat, elle a été membre du Conseil général du pouvoir judiciaire, députée et secrétaire générale du Groupe parlementaire socialiste.

Libé
Lundi 26 Décembre 2016

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